MOBILITÉS - FLOTTE AUTO

Coût de restitution des véhicules : comment réduire les surcoûts et préserver la performance de votre flotte ?

Dans un contexte de vieillissement des parcs, de hausse des coûts de réparation et de complexification technologique des véhicules, la maîtrise des frais de restitution devient un enjeu stratégique pour les gestionnaires de flotte de grandes entreprises.

À l’occasion de l’Agora des Responsables Flotte Automobile Paris-Lyon, Anne-Claire Forel, directrice générale de SESAMLLD, le syndicat des entreprises de services automobiles en LLD et des mobilités, rappelle les enjeux de la restitution des véhicules de flotte qui devient un véritable sujet de pilotage.
Cette situation implique une vigilance accrue sur les contrats, sur le coût global d’usage, mais aussi sur la valeur résiduelle des véhicules au moment de leur retour.

L’un des points saillants de l’entretien concerne la diversité des pratiques selon les loueurs. Mais également l’impact de la montée en gamme technologique des véhicules. Phare à LED, caméras, ADAS, capteurs, batteries : autant d’équipements qui font grimper les coûts de réparation et modifient profondément la logique de dépréciation.

Dans cette logique, la préparation du véhicule avant restitution devient un levier concret de maîtrise des coûts. Le TCO doit intégrer non seulement le prix d’achat ou de location, l’obsolescence technologique, le coût potentiel des remises en état et des recalibrages, ainsi que le mode d’utilisation du véhicule.

Pour les grandes flottes, l’enjeu n’est plus seulement de constater, mais de prévoir, documenter, arbitrer et surtout sensibiliser le conducteur. La restitution devient ainsi un sujet de gouvernance, au croisement de la prévention, de la gestion des risques et du pilotage budgétaire.

Christophe Bourroux
Anne-Claire Forel, vous êtes directrice générale de SESAMLLD. Quelles sont les grandes tendances de votre marché ?

Anne-Claire Forel
Alors, la tendance globale du marché automobile en France, on la connaît un peu avec les difficultés de ces dernières années. Il y a quand même un ralentissement des immatriculations en France, donc les loueurs longue durée n’échappent pas non plus à ce ralentissement.

On constate malgré tout un ralentissement et un vieillissement du parc du côté des entreprises, qui ont plutôt tendance à adopter une posture de réflexion, d’attentisme, face à toutes les évolutions réglementaires et fiscales.

Christophe Bourroux
On dit que le parc automobile chez les particuliers est à quasiment douze ans d’âge. On est sur quelle moyenne pour les flottes automobiles ?

Anne-Claire Forel
Nous avons mené une étude sur le vieillissement du parc entreprise et nous avons constaté qu’on a gagné six ans sur la partie globale. Sur la partie entreprise, on monte quasiment à sept ans de détention des véhicules. C’est long.

Christophe Bourroux
On parle d’environ 1 million de véhicules chaque année ?

Anne-Claire Forel
Oui, c’est à peu près ça. On immatricule environ 620 000 véhicules par an et environ 550 000 sortent en restitution. Ce sont les chiffres que nous avons pour 2025.

Christophe Bourroux
C’est un chiffre qui évolue par rapport à l’année précédente ?

Anne-Claire Forel
Oui. Il y a eu une période marquée par la prolongation des contrats, ce qui génère forcément plus de temps et un ralentissement des restitutions de véhicules. Là, effectivement, ça reprend un peu de rythme, mais on reste globalement sur la même tendance.

Christophe Bourroux
Le SESAMLLD, c’est 2 millions de véhicules gérés, c’est bien ça ?

Anne-Claire Forel
Oui, cela représente 2 millions de véhicules gérés en LLD, soit un véhicule sur trois. Nous représentons 30% des immatriculations nationales en France, et 61% des immatriculations réalisées par les entreprises. La LLD occupe donc une place très importante dans le BtoB.
Nous avons 37 adhérents, ainsi que des membres associés qui gravitent autour du métier de la LLD, et que les gestionnaires de flottes connaissent bien aussi.

Christophe Bourroux
Le volume de ces véhicules, très important, change-t-il la manière dont toute la chaîne industrielle s’organise ? Est-ce que cela a un impact fort ?

Anne-Claire Forel
Oui, parce qu’en termes de logistique, de contrats et de partenariats, les volumes représentés par les loueurs et par les gestionnaires imposent d’industrialiser les process. Plus les flottes sont grosses, plus il faut des méthodes qui fonctionnent. Cela a donc un impact très fort.

Christophe Bourroux
Ce qui est intéressant, c’est aussi de regarder le nombre moyen de dommages constatés. Peut-on commenter ces chiffres ?

Anne-Claire Forel
Sur les VP, on a à peu près, d’après les remontées de Macadam, qui est également membre associé chez nous, neuf dommages relevés en moyenne par véhicule particulier, et quinze sur un VU. On voit donc que selon l’usage et la typologie du véhicule, les dommages constatés évoluent. Cela ne veut pas dire qu’ils sont tous facturés, car chaque loueur a son propre cahier des charges et applique une tolérance selon son business model et ses process.

Tous ne seront pas forcément facturés. D’ailleurs, on le voit avec le montant moyen par dommage avant abattement, donc avant application du cahier des charges de chaque loueur : sur les VP, on est autour de 190 € hors taxes, et sur les VU autour de 250 €.

Christophe Bourroux
Il y a donc de la marge aujourd’hui. Est-ce qu’on peut négocier, ou est-ce devenu difficile avec les loueurs ? Que conseillez-vous sur ce point ?

Anne-Claire Forel
SESAMLLD n’intervient pas dans les relations commerciales entre les loueurs et leurs clients. C’est une question de déontologie. En revanche, plus un gestionnaire de flotte est important, plus il aura vocation à négocier, ce qui est normal.
Entre les véhicules qui entrent, ceux qui sont renouvelés et ceux qui sont repris par le locataire, il existe évidemment une marge de négociation.

Christophe Bourroux
Est-ce qu’il y a une vision claire, du côté des gestionnaires de flottes, de ces mécanismes ? Est-ce qu’il existe des chartes ? Comment cela fonctionne-t-il, et quels sont les droits des gestionnaires ?

Anne-Claire Forel
Dans le process de restitution, chaque loueur a son propre cahier des charges et son propre process. Au sein de SESAM, nous avons travaillé ce sujet de la restitution, qui reste un point sensible en fin de contrat, justement pour mieux communiquer dessus.

On observe différents process. Certains loueurs organisent une fin de contrat avec expertise contradictoire du véhicule, c’est-à-dire avec le conducteur ou le gestionnaire de flotte. D’autres utilisent un autre fonctionnement, avec restitution dans des garages agréés et inspections réalisées sur un parc séparé, au bout d’un certain temps.

Les cahiers des charges varient donc d’un loueur à l’autre. Ils mandatent ensuite une entreprise indépendante qui vient faire l’inspection du véhicule sur site au moment de sa restitution. Différents facteurs sont pris en compte.

Il y a notamment le taux de main-d’œuvre constaté, s’il y a des réparations à faire, et cela peut dépendre du loueur, car tout dépend aussi des prestataires avec lesquels ils travaillent.

Christophe Bourroux
Je vous coupe sur ce point, mais justement sur le coût de la main-d’œuvre : on imagine qu’il existe, comme pour les véhicules particuliers, de gros écarts entre l’Île-de-France, les grandes villes et d’autres villes de province. Quand il faut remettre une voiture, entre guillemets, à niveau, les écarts sont-ils très importants ?

Anne-Claire Forel
Je n’ai pas la répartition géographique, mais on constate qu’entre 2022 et 2026, le taux de main-d’œuvre a augmenté de 16% globalement. Et pour les pièces constructeurs, qui dépendent des tarifications des constructeurs, le loueur se voit appliquer les taux fixés par ces derniers. Là, on observe une augmentation de 20% sur les dernières années.

Au moment de la signature du contrat, quand le véhicule est transmis au locataire, puis au moment où il revient avec constatation des dommages et éventuelles réparations à faire, les tarifs s’appliquent au jour de la restitution.

Christophe Bourroux
Il faut donc prendre en compte l’idée qu’une augmentation peut intervenir entre le moment où l’on situe le véhicule et celui où il est restitué.

Anne-Claire Forel
Oui, selon les différentes actualités, et malheureusement les actualités de ces dernières années l’ont montré. Il y a eu des variations sur les taux et sur la disponibilité des pièces, notamment pendant la période du Covid, sur les microprocesseurs, et aussi sur l’acier, qui a beaucoup augmenté.

Christophe Bourroux
Un autre élément qui a beaucoup augmenté, ce sont les phares, par exemple.

Anne-Claire Forel
Oui, c’est un bon exemple. Entre un petit phare optique abîmé, où l’on change simplement l’ampoule, et une grande ligne de LED qu’il faut remplacer en cas d’impact parce qu’elle ne fonctionne plus, on arrive à un coût qui avoisine 6 000 à 7 000 €. C’est aussi quelque chose qui n’est peut-être pas intégré du côté des utilisateurs du véhicule, qu’on soit en location ou en achat, car l’évolution technologique des véhicules fait que les coûts ne sont plus les mêmes qu’avant.

Christophe Bourroux
Est-ce qu’il est plus avantageux de venir, quand on est gestionnaire de flotte, peut-être avec le conducteur du véhicule ?

Anne-Claire Forel
Oui, c’est important de sensibiliser le conducteur. D’ailleurs, nous avions réalisé à l’époque un guide chez SESAM, qui permettait aux loueurs de sensibiliser à la fois le conducteur et le gestionnaire de flotte.

Ce guide était destiné aux loueurs. L’idée était de donner une représentation très large de ce que nous constations sur le terrain. Mais, encore une fois, chaque loueur ayant son propre cahier des charges, cela permettait de voir que sur la carrosserie, une rayure, une antenne arrachée ou une jante abîmée sont des éléments qui seront probablement facturés.

Lorsque l’habitacle intérieur est abîmé, s’il y a des taches sur le siège ou sur le tapis de sol, ce type de dégâts peut également être pris en compte.

Christophe Bourroux
Tout doit-être impeccable ?

Intervenant 2 — Anne-Claire Forel
Ce n’est pas impeccable, car le loueur prend ensuite en compte la dépréciation du véhicule selon son âge et son kilométrage facturé.

Et cela dépend aussi de la vie du véhicule. Est-ce un véhicule utilisé par une seule personne ? Est-ce un véhicule en pool ? Est-ce un véhicule loué dans le cadre d’un second cycle ? Tout cela sera pris en compte côté loueur. Mais il faut aussi que ce soit intégré côté utilisateur. On est moins sensible, par exemple, quand on a un véhicule en pool, où une rayure apparaît : est-ce moi qui l’ai faite ou non ?

Donc oui, il faut sensibiliser le conducteur. Plusieurs paramètres entrent en jeu : s’il s’agit d’un véhicule particulier, s’il s’agit d’un véhicule électrique, et aussi la durabilité des véhicules électriques, qui est quand même plus longue que celle d’un thermique. On commence à le voir, tout comme la manière de charger et de recharger son véhicule.

Christophe Bourroux
Alors justement, est-ce que ça s’échange entre ces motorisations ? En quoi ça change concrètement la logique du TCO ?

Anne-Claire Forel
Alors, l’estimation de la revente faite par le loueur consiste à estimer le prix du véhicule à un instant T sur le marché de l’occasion. Si, à cet instant T, le véhicule ne s’écoule pas pour X raison, c’est le loueur qui prend ce risque et qui l’assume.

Christophe Bourroux
Parce que, comme gestionnaire de flotte, on se dit que si on investit dans les voitures électriques, la technologie sera peut-être déjà dépassée dans deux ou trois ans, puisque l’autonomie et la durabilité des batteries vont être foncièrement différentes. Il y a donc aussi une différence par rapport aux modèles thermiques.

Anne-Claire Forel
C’est pour ça qu’intervient la location. Souvent, cela permet d’éviter de s’engager sur du très long terme. Quand on voit que les véhicules sont conservés jusqu’à sept ans, voire plus, cela permet de tourner un peu plus vite. Mais il y a aussi tout l’accompagnement à l’éco-conduite, qui peut être proposé par le loueur. Beaucoup de loueurs accompagnent et forment leurs clients pour leur apprendre à utiliser au mieux un véhicule, en fonction justement de sa motorisation.

Un véhicule électrique, si l’on fait tout le temps de la charge rapide, va user sa batterie. Et quand le véhicule revient, le diagnostic de batterie, qui sert maintenant lorsqu’on reloue le véhicule, est important et aura forcément un impact. Il sera forcément moins bien noté qu’un véhicule qui aura été rechargé plus lentement au fil du temps.

Christophe Bourroux
On a parlé des phares, mais on n’a pas parlé des ADAS. Là aussi, il y a eu une explosion des aides à la conduite. Ça a forcément une répercussion très concrète, j’imagine.

Anne-Claire Forel
Oui, il y a une répercussion concrète. Il y a la possibilité de recalibrer le véhicule quand il a subi un impact. On parlait des phares, mais il y a aussi les caméras qui peuvent avoir un impact. Il y a aussi des vols, et l’on sait qu’il existe des vols de ces équipements.

Il y a donc une différence entre une caméra enlevée correctement et un pare-chocs défoncé : dans tous les cas, cela a forcément un impact sur la réparation.
Sur les ADAS et sur les VP, on est à 68% à peu près, côté réparations. Sur les VU, c’est moins sévère et on est bien en deçà.

Christophe Bourroux
Vous avez un chiffre à peu près ?

Anne-Claire Forel
Je crois qu’on était à -7 points pour les VUL, côté réparations en entreprise, mais c’était surtout pour le vitrage. Sur les ADAS, j’ai moins de recul sur ce point, mais je sais qu’il y a moins de VUL qui rentrent avec des ADAS à réparer ou à recalibrer. Maintenant, il est toujours possible de faire recalibrer en garage, mais aussi en dehors.

Christophe Bourroux
Justement, est-ce qu’il y a des conseils donnés par rapport à ça ? Est-ce qu’il y a des leviers pour mieux maîtriser ces frais de dépréciation aujourd’hui ? Peut-on jouer dessus, ou comment ça se passe concrètement ?

Intervenant 2 — Anne-Claire Forel
Alors oui. Ce qu’il faut, c’est anticiper. Il faut anticiper, il faut réparer, il faut communiquer. Voilà, ce sont peut-être les trois éléments à retenir. Il faut anticiper parce que, lorsqu’il y a un sinistre non responsable, il faut vérifier s’il faut réparer ou s’il vaut mieux faire une déclaration à l’assurance.
Il y a toujours une variable d’ajustement et un équilibre à trouver entre l’activité, l’analyse de la sinistralité des conducteurs et la question de savoir s’il vaut mieux voir cela avec le courtier, tout simplement, pour décider s’il faut faire réparer tous les dommages ou si une partie doit être prise en charge par l’assurance.

Si déjà on arrive à distinguer ce qui relève de l’assurance de la réparation carrosserie brute, l’impact sera moindre à la restitution, puisque cela n’entrera pas dans les frais de dépréciation.

Ensuite, il faut sensibiliser le conducteur à la conduite. Du côté des gestionnaires de flotte, il faut faire l’analyse avec des outils. Il y a l’IA, la télématique, et beaucoup de solutions qui permettent d’analyser la conduite des salariés pour savoir s’ils conduisent un peu trop vite, s’il y a plus de sinistralité sur les freins, etc. Cela permet aussi d’avoir une logique d’éco-conduite.

Puis il faut aussi vérifier, faire cette checklist en fonction du loueur, parce que la difficulté, quand on est multi-loueurs ou non, c’est de connaître parfaitement le cahier des charges du loueur.
Un loueur n’appréciera peut-être pas les choses de la même manière qu’un autre. Le gestionnaire de flotte doit donc connaître parfaitement le cahier des charges et ce qui est attendu par le loueur. Ensuite, il a sa marge de négociation. Il faut aussi penser à remettre les pneus été si le véhicule était monté en pneus été, les doubles des clés, et les chargeurs remis avec le véhicule électrique.
Il faut rendre les câbles, parce que cela a forcément un coût, et ce sera facturé. Effacer les données, c’est important aussi, à l’heure où l’on parle de protection des données.

Et il faut aussi effacer les données. C’est important. Rendre un véhicule propre, c’est important.

Christophe Bourroux
Comment arrive-t-on à mieux sensibiliser les utilisateurs ? Finalement, vous l’avez souligné, c’est une voiture souvent partagée. On se dit que c’est un peu comme les recharges sur les hybrides rechargeables, où chacun se dit que c’est l’autre qui va faire la recharge. Comment sensibilise-t-on aujourd’hui les conducteurs ?

Anne-Claire Forel
S’il y a des choses à retenir, c’est surtout cela, sensibiliser. Il faut voir, je pense, en fonction de la réglementation interne de l’entreprise. Il y a aussi des moyens de challenger parfois les salariés sur leur manière de conduire et de restituer le véhicule.

Christophe Bourroux
Vous avez parlé du vandalisme tout à l’heure, est-ce que c’est un phénomène marginal ou est-ce que cela monte ? On sait qu’il y a des vols de voiture, mais les vols de pièces sont-ils aujourd’hui importants, et dans quelle mesure cela augmente-t-il vraiment et a-t-il une répercussion sur la restitution à la fin ?

Anne-Claire Forel
Il peut y avoir une répercussion sur la réparation ou ce qui relève de l’assurance. Si c’est du vandalisme, si le véhicule a été garé devant un domicile ou devant le travail, cela ne relève pas forcément de la faute du conducteur. A minima, s’il a fait preuve de diligence comme tout un chacun, il n’y a pas de raison qu’il soit davantage responsabilisé.

Ce qui est à l’intérieur du véhicule le concerne davantage, y compris pour les véhicules utilitaires. Quand on va de chantier en chantier, certains mettent des protections à l’intérieur du véhicule, en bois, ou des aménagements parfois spécifiques. Cela relève vraiment plus de la responsabilité du conducteur.

Pour les gestionnaires de parc, il faudrait peut-être faire des rendez-vous plus réguliers sur l’état du parc, peut-être planifier des réparations intermédiaires s’il y a besoin d’en faire.

Christophe Bourroux
Aujourd’hui aussi, on parle de nouvelles technologies sur les voitures. Est-ce que l’IA, par exemple, est utilisée dans ces restitutions ? On a l’impression que cela fonctionne encore un peu à l’ancienne, avec des carnets où l’on note, etc. Mais est-ce qu’il y a aujourd’hui une prise en compte de l’IA ?

Anne-Claire Forel
Cela vient petit à petit. Il y a déjà la télématique et il y a des outils qui permettent de dématérialiser de manière plus ou moins totale la restitution du véhicule. Il y a les tablettes qui permettent de faire un PV de restitution digital.
Si l’on va plus loin, l’IA va permettre la photo-expertise. Cela commence, mais ce n’est pas encore suffisamment développé, car nous avons constaté pas mal d’erreurs dans les remontées. Cela permet quand même de se faire déjà une idée.

00:23:03:31 – 00:23:22:42
Intervenant 1 — Christophe Bourroux
Si on peut intégrer l’IA dans la gestion de flotte peut aussi être un outil d’aide, notamment sur les augmentations de prix des pièces détachées, de la main-d’œuvre, etc. Cela peut aussi être intégré dans l’IA pour mieux prévoir.

Anne-Claire Forel
Tout à fait. Il existe des références de pièces de rechange, etc. Plusieurs acteurs aident à cela sur le marché. Même pour la prise de rendez-vous sur les inspections intermédiaires, les petits dommages peuvent être analysés très rapidement pour obtenir un premier chiffrage qui passera ensuite par une analyse humaine plus approfondie, permettant un chiffrage plus précis.

Christophe Bourroux
Qu’est-ce que les gestionnaires de flotte sous-estiment encore aujourd’hui, selon vous ?

Anne-Claire Forel
Je dirais surtout qu’il faut continuer à communiquer, à sensibiliser l’utilisateur pour la restitution de son véhicule, et garder en tête que les frais de dépréciation correspondent à la dépréciation du véhicule tel qu’il est aujourd’hui. Mais ils ne correspondent pas à une réparation à neuf.

Il y a une dépréciation qui est prise en compte par le loueur en fonction de l’âge du véhicule, du kilométrage et de la typologie du véhicule. Et cela se cumule avec le reste. S’il fallait prendre en compte le coût d’une réparation à neuf, ce ne serait pas le même montant.

Il faut peut-être simplement échanger, revoir son contrat et discuter avec son loueur pour avoir une meilleure communication et une meilleure explication sur les réparations attendues et la dépréciation prise en compte chez le loueur.

Interview réalisée par Christophe Bourroux.

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