DAF / CFO

Aligner trésorerie et RSE sans sacrifier le rendement : mythe ou réalité ?

À l’occasion d’une table ronde organisée par l’Agora des Directeurs Financiers, Florence Deram (CFO de la Banque des Territoires – Groupe Caisse des Dépôts) et Renaud Schmit (DG de Sève Finance) ont débattu de la place croissante de la finance durable dans la gestion de trésorerie des entreprises.

Les défis des CFO sont multiples : concilier impératifs de rendement et engagements RSE portés par les directions générales, naviguer dans un cadre réglementaire en construction (loi Pacte, CSRD), et identifier des produits crédibles dans un marché longtemps insuffisamment structuré, exposé au greenwashing.

Face à ces enjeux, la Banque des Territoires apporte une réponse institutionnelle en démontrant, avec 1 milliard d’euros de résultat en 2025, qu’investissement à impact et création de valeur sont compatibles — notamment sur le logement social, la transition écologique et la souveraineté numérique. Sève Finance, de son côté, accompagne les directions financières dans la sélection rigoureuse de produits de trésorerie labellisés (ISR, Greenfin) — comptes à terme fléchés, SICAV monétaires, SCPI à impact — en appliquant un double filtre financier et extra-financier.

Les deux acteurs partagent une conviction commune : la trésorerie d’entreprise constitue un actif patrimonial encore sous-exploité en matière d’engagement RSE. L’intégration de critères extra-financiers aux côtés des critères classiques de liquidité, de sécurité et de rendement permet aux directions financières de mieux orienter leurs choix d’allocation et de donner du sens à leurs placements.

Jérôme Papin
Avant d’explorer notre thématique, présentez-nous Sève Finance.

Renaud Schmit
Sève Finance est un courtier en placements financiers pour les entreprises et les institutionnels. Notre façon de nous différencier est assez simple : nous sélectionnons toujours, parmi les produits de nos partenaires, ceux qui présentent une véritable performance historique et un track record solide sur le plan financier.

À cela s’ajoute une analyse approfondie selon des critères extra-financiers que nous avons sélectionnés avec soin.

Cela nous permet de proposer à nos clients, qu’il s’agisse de grandes entreprises, de PME ou de TPE, des solutions qui allient la performance, parce qu’évidemment c’est le nerf de la guerre lorsqu’on parle de trésorerie, et la dimension RSE, qui relève aujourd’hui d’une conviction forte, souvent personnelle, même si elle est également portée par des réglementations.

L’objectif est de pouvoir affirmer, à travers les produits de trésorerie que nous distribuons, que nous avons un véritable impact sociétal et durable.

Jérôme Papin
L’impact sociétal et la durabilité sont au cœur de notre sujet. La question est finalement de savoir si l’on peut mener une politique de trésorerie responsable sans sacrifier le rendement.
Première partie : de la contrainte réglementaire à l’opportunité stratégique. Pourquoi la trésorerie devient-elle aujourd’hui un levier de transformation durable ? Et comment la Banque des Territoires accompagne-t-elle cette transformation ?

Florence Deram
Pour nous, la durabilité fait partie intégrante de la raison d’être de la Caisse des Dépôts. Nous avons été fondés il y a plus de 200 ans pour sécuriser l’épargne des Français et la mettre au service du pays. Notre stratégie s’articule autour de trois grandes thématiques, toutes liées à la durabilité.

La première est la cohésion sociale et territoriale, avec notamment le financement du logement social. La deuxième est la transition écologique et énergétique. Enfin, la troisième concerne la souveraineté, qu’elle soit numérique ou industrielle. C’est autour de ces trois axes que nous faisons fructifier l’épargne des Français, en conciliant sécurité, rentabilité et impact.

Jérôme Papin
Pourquoi les entreprises commencent-elles aujourd’hui à regarder leurs placements de trésorerie sous l’angle de l’impact ?

Renaud Schmit
Effectivement, un cadre réglementaire s’est progressivement imposé avec les lois Énergie-Climat, la loi Pacte, etc. Florence évoquait la raison d’être. Certaines entreprises adoptent également le statut de société à mission, ce qui est le cas de Sève Finance. Nous observons aujourd’hui une volonté réelle, au sein des directions d’entreprise, d’inscrire dans les statuts une ambition forte en matière de RSE.

On parle souvent d’ESG et de réglementation ESG. J’apprécie particulièrement les trois piliers évoqués par Florence pour la Banque des Territoires et la Caisse des Dépôts, car il ne s’agit pas seulement d’environnement, de social et de gouvernance. Les enjeux de souveraineté et d’impact territorial prennent également une place importante. C’est précisément ce que nous cherchons à faire à travers les produits que nous distribuons.

Cette volonté descend désormais des directions générales vers les directions financières afin que la trésorerie, qui constitue un actif patrimonial de l’entreprise, soit aussi au service de ces valeurs.

Jérôme Papin
Quels sont les freins psychologiques ou culturels que l’on retrouve encore au sein des directions financières ?

Florence Deram
Lorsque nous examinons des projets, c’est souvent parce qu’il existe une défaillance de marché, une difficulté particulière ou encore une friche industrielle à réhabiliter. Les freins que nous observons concernent généralement des modèles économiques encore insuffisamment robustes. C’est précisément là que notre rôle prend tout son sens.

Nous cherchons à animer un écosystème, à susciter l’envie et à faire co-investir d’autres acteurs à nos côtés.

C’est en cela que la Banque des Territoires est utile : en jouant un rôle d’agrégateur de projets et de co-investisseurs. Dès que nous nous penchons sur le berceau d’un projet, nous constatons souvent qu’il grandit, puis finit par marcher et courir.

Renaud Schmit
La Banque des Territoires a été pionnière sur ces sujets : investissement à impact, développement des territoires, financement de projets porteurs de sens. Pendant longtemps, le marché était cependant moins structuré. Les banques, sociétés de gestion et assureurs avaient encore peu intégré ces notions dans leurs offres.

Nous avions donc moins de possibilités de proposer à nos clients des produits de trésorerie véritablement impactants. Aujourd’hui, les choses se structurent progressivement. On voit des banques créer des filiales dédiées au financement à dimension ESG.

Cela facilite considérablement le fléchage des investissements de trésorerie vers des projets à impact. Le principal frein historique était donc davantage un manque de structuration de l’offre qu’un problème de performance. Contrairement à certaines idées reçues, tout montre qu’à long terme les placements à impact ne sont pas moins performants. Le marché a gagné en maturité.

Jérôme Papin
Il y a donc eu une véritable montée en maturité du marché.

Florence Deram
Nous travaillons sur ces sujets depuis plusieurs décennies. Mais aujourd’hui, la dynamique est réellement installée.

La durabilité et les exigences d’impact sont devenues la norme. Lorsqu’on étudie un projet immobilier, on examine désormais systématiquement l’isolation du bâtiment, sa consommation énergétique ou encore son empreinte environnementale. Ce sont désormais des critères standards.

Jérôme Papin
Pour passer à notre deuxième thématique, qui consiste à concilier impact, sécurité et rendement : est-ce un mythe ou une nouvelle réalité ? Comment rassurer les directeurs administratifs et financiers sur la sécurité et la rentabilité de ces placements ?

Renaud Schmit
Le premier sujet renvoie à ce que nous évoquions précédemment : pendant longtemps, il s’agissait essentiellement d’un problème d’offre insuffisamment structurée. Aujourd’hui, sur les placements de trésorerie, nous disposons de solutions beaucoup plus nombreuses, notamment des comptes à terme RSE avec des mécanismes de fléchage très clairs.

Nous avons également des fonds monétaires et des SICAV monétaires labellisés ISR. Ce label d’État correspond à des dispositifs qui n’existaient quasiment pas il y a encore dix ans. Nous disposons également d’autres labels, comme le label Greenfin, qui se sont développés et qui viennent apporter une garantie supplémentaire à certains fonds destinés à la gestion de la trésorerie des entreprises.

Aujourd’hui, la structuration de l’offre est une réalité. Elle permet de proposer une véritable diversité de solutions, adaptées à chaque situation et à chaque entreprise, afin qu’elles puissent gérer leur trésorerie tout en générant un impact concret. Et, encore une fois, sans que cela se fasse au détriment de la performance.

Florence Deram
J’ajouterais peut-être quelques chiffres pour illustrer le fait que la rentabilité est aujourd’hui démontrée. À la Caisse des Dépôts, nous avons réalisé en 2025 un résultat de 5 milliards d’euros, dont 1 milliard d’euros provient de la Banque des Territoires.

Nous démontrons ainsi qu’une banque qui investit avec un objectif d’impact peut également être créatrice de valeur. Dans chacun de nos projets, même lorsqu’il s’agit d’un projet à fort impact territorial, nous recherchons également la création de valeur financière.

Nos décisions d’investissement reposent sur une approche multicritère. Le critère financier reste fondamental et nous ne descendons jamais en dessous d’un niveau de rentabilité acceptable. Par ailleurs, les taux de défaut observés sur les projets à impact sont généralement relativement faibles. Les dirigeants des entreprises concernées investissent aussi dans une mission porteuse de sens.

Lorsque nous investissons, par exemple, dans une structure de l’économie sociale et solidaire dédiée à la réinsertion, le dirigeant sait qu’il porte également la responsabilité de l’accompagnement des personnes qu’il emploie. Cela constitue une motivation supplémentaire et contribue souvent à l’alignement de tous les facteurs de réussite.

Jérôme Papin
Quels sont aujourd’hui les secteurs ou les territoires les plus moteurs en matière d’investissement à impact ?

Florence Deram
Nous investissons sur l’ensemble des territoires et nous avons seize mesures stratégiques phares qui couvrent pratiquement tout le spectre de l’activité économique du pays.

Aujourd’hui, l’un des principaux sujets concerne le logement, car la France fait face à une véritable crise dans ce domaine. En 2025, nous avons financé un logement neuf sur deux, ce qui illustre pleinement notre rôle contracyclique dans le contexte actuel du marché immobilier.

Par ailleurs, dans le domaine de la souveraineté, nous venons de lancer un programme majeur autour de l’intelligence artificielle, de la souveraineté numérique et de l’investissement dans des data centers situés sur le territoire national afin de garantir la maîtrise de nos données.

Jérôme Papin
Pourquoi existe-t-il aujourd’hui une telle crise du logement ?

Renaud Schmit
C’est un véritable sujet de fond lié à l’évolution de la démographie française et à la multiplicité des acteurs impliqués dans le développement de l’accès au logement pour les populations les plus modestes.

Dans ce contexte, le rôle de la Banque des Territoires et, plus largement, de la Caisse des Dépôts demeure essentiel pour le financement du logement social. Nous faisons aujourd’hui face à un véritable enjeu d’accessibilité auquel la Caisse des Dépôts s’efforce de répondre au quotidien.

C’est un sujet historique. Les projets vers lesquels sont fléchés les comptes à terme et les autres solutions de trésorerie que nous proposons concernent notamment le logement social. Ils peuvent également porter sur l’environnement et la biodiversité, qui sont aujourd’hui des thématiques très présentes, mais aussi sur l’éducation, avec de nombreux projets nécessitant des financements dédiés.

Aujourd’hui, et plus encore dans un contexte particulièrement mouvant, les enjeux de souveraineté prennent une importance croissante. Nous observons de plus en plus de projets destinés à renforcer la souveraineté nationale. L’exemple des data centers cité précédemment par Florence est particulièrement pertinent et correspond pleinement aux attentes exprimées par nos clients.

Jérôme Papin
Les data centers constituent-ils un investissement à la fois performant, responsable et rentable ?

Renaud Schmit
Concernant les data centers, la rentabilité des projets est généralement bien comprise, tout comme leur dimension stratégique en matière de souveraineté.

L’enjeu principal consiste désormais à les rendre plus performants sur le plan environnemental afin que leur développement ne se fasse pas au détriment de l’environnement et que la dimension environnementale du critère ESG soit pleinement respectée.

Nous voyons aujourd’hui émerger de plus en plus d’initiatives, notamment en France, ainsi que de véritables innovations permettant d’améliorer considérablement l’efficacité énergétique des data centers et de mieux préserver les écosystèmes dans lesquels ils s’insèrent.

Jérôme Papin
La finance durable peut-elle encore être perçue comme un sacrifice de rendement ?

Florence Deram
La finance durable est rentable. Notre vocation n’est pas d’agir dans une logique de subvention, mais bien de créer de la valeur.

Pour y parvenir, nous avons notamment développé des innovations financières, comme les fonds de partage. Il s’agit de fonds d’investissement qui offrent à l’investisseur le niveau de rendement qu’il recherche et qui prévoient, dans une logique de partage de la valeur, que toute performance excédentaire soit reversée à une cause définie à l’avance.

Cela peut concerner l’éducation, la recherche sur le cerveau ou encore de nombreuses autres thématiques.

Jérôme Papin
Sève Finance propose-t-elle ce type d’investissement ?

Renaud Schmit
Oui, exactement. On peut le retrouver sous différents formats. Il peut y avoir, sur la partie comptes à terme, une part du rendement qui est distribuée à des associations. On peut aussi le voir sur des produits de type immobilier, ce qu’on appelle des SCPI, qui peuvent être pertinents pour la trésorerie de long terme d’un certain nombre d’entreprises.

Et effectivement, dans ces SCPI, nous défendons celles qui allouent une part de leurs placements immobiliers à des projets qui ont du sens, comme le logement social ou l’immobilier à vocation éducative. Dans notre sélection, nous appliquons d’abord un filtre de rendement, puis, parmi les SCPI présélectionnées, nous ajoutons un filtre extra-financier. Cela nous permet d’arriver à une sélection finale de produits que nous pouvons proposer à nos clients, en respectant à la fois la performance financière et la performance extra-financière.

Jérôme Papin
Troisième et dernière partie : vers une nouvelle responsabilité des directions financières. Le rôle des CFO est de plus en plus prégnant dans la stratégie RSE. Comment Sève Finance perçoit-elle cette évolution ?

Renaud Schmit
C’est venu progressivement. Au début, lorsque les politiques RSE ont commencé à se dessiner dans les entreprises, on pensait que les principaux leviers seraient les achats, la logistique, etc. Finalement, notre mission et notre pédagogie au quotidien auprès des directions financières consistent à expliquer que la partie placements financiers, qui est notre sujet aujourd’hui, est un vecteur extrêmement important pour impacter la politique RSE d’un groupe.

De façon assez simple, la trésorerie est un patrimoine : c’est un levier d’action pour avoir un impact RSE important. Il existe aujourd’hui de nombreuses solutions. Il y a peut-être un besoin de pédagogie et de structuration des produits, mais nous sommes capables d’apporter aux CFO les bonnes réponses et les bonnes solutions, performantes.

Jérôme Papin
Quels seront les standards de demain sur ces sujets ?

Florence Deram
La durabilité et tous ces sujets sont majoritairement encore devant nous. Nous sommes dans une phase d’accélération rapide, et l’extra-financier doit suivre le même automatisme que les sujets financiers.
Demain, il y aura certainement d’autres critères à prendre en compte, notamment la biodiversité, encore assez embryonnaire dans le spectre d’analyse des projets. S’il n’y a pas d’insectes pollinisateurs, toute l’agriculture s’effondre…

Jérôme Papin
On va rester sur la biodiversité. Pourquoi ne ressort-elle pas tout en haut de la pile ?

Florence Deram
C’est encore une philosophie un peu trop diffuse. Le modèle économique autour de la biodiversité n’est pas complètement démontré, ou bien nous n’avons pas encore réussi à convaincre tous les acteurs. C’est, selon moi, la principale difficulté aujourd’hui.

Renaud Schmit
J’ajouterais qu’il y a eu un certain nombre de réglementations auto-déclaratives, ce qui introduisait forcément des biais. Il y a aussi un enjeu de normes à mettre en place. Au-delà de ces normes, il ne faut pas oublier que c’est un sujet finalement très personnel : est-ce que l’on veut s’engager, ou plutôt flécher vers des projets de souveraineté, de biodiversité, etc. ? Ce sont des engagements personnels.

La réglementation vient en support. Mais le sujet reste embryonnaire : il faut encore trouver la bonne formule, à la fois au niveau européen et français. Il faudrait aussi un cadre mondial plus strict, plus impactant et plus contraignant pour les entreprises. Cela reste à construire.

On y viendra forcément, comme cela a été le cas pour la comptabilité, qui tend à se mondialiser. Mais aujourd’hui, c’est un sujet relativement récent, que chacun doit encore s’approprier à titre personnel.

Jérôme Papin
La finance responsable pourrait-elle devenir une norme demain plutôt qu’une option ?

Renaud Schmit
Oui, c’est clairement le sens de l’histoire. Il y a eu un premier vote européen sur une réglementation appelée CSRD. Nous sommes un peu revenus en arrière, car nous étions probablement en avance sur le timing, notamment par rapport aux États-Unis et à l’Asie. Il y a donc eu un léger recul — mais c’est souvent un pas en arrière pour mieux sauter ensuite.

Nous avons besoin d’un accompagnement. Il faut une réglementation qui guide, plutôt qu’un simple “bâton” systématique. L’objectif est que chaque entreprise puisse, via son actif qu’est la trésorerie, orienter ses flux vers une finance plus durable.

Jérôme Papin
Si l’on prend l’exemple d’une entreprise ou d’un investisseur, quels conseils donneriez-vous ?

Florence Deram
Lors d’une décision d’investissement, il faut toujours regarder plusieurs critères. Nous avons une grille de cinq critères de valeur. La rentabilité en fait partie. Il faut aussi regarder le secteur qui intéresse l’investisseur.

Ensuite, la satisfaction des clients et des collaborateurs est également un axe important. Une fois cette grille établie, l’investisseur fait la somme et décide d’investir ou non, en prenant en compte le niveau de risque.

Renaud Schmit
Exactement. Nous avons la même approche avec nos clients, qui souhaitent associer leurs investissements à des projets précis et de plus en plus les flécher. C’est une vraie demande aujourd’hui : ne plus être exposé à un ensemble générique ESG, mais choisir plus directement l’orientation de ses investissements.

C’est pourquoi nous avons de nombreux parallèles avec la Banque des Territoires, où nos partenaires portent des projets similaires à ceux évoqués par Florence. Nous encapsulons ensuite cela dans des comptes à terme, qui servent d’enveloppe. Cela permet à nos clients investisseurs de fournir les liquidités nécessaires au financement des projets.

Jérôme Papin
Quelles sont les erreurs à éviter quand on veut se lancer ?

Florence Deram
Je pense qu’il faut avancer par petits pas et ne pas être trop ambitieux. Et surtout, ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier. Il faut de la diversité et de la variété : c’est, selon moi, la clé.

Renaud Schmit
Il faut aussi bien sélectionner ses partenaires. On a parlé de greenwashing et de solutions permettant de contourner certaines réglementations. La sélection des partenaires est donc essentielle. Chaque directeur financier, chaque trésorier doit faire ses propres choix.

Il faut vérifier qu’un projet d’investissement est bien en adéquation avec sa propre charte RSE et ses valeurs, pour éviter toute forme de greenwashing ou d’abus de labels. C’est aussi pour cela que des labels ont été mis en place, comme le label ISR ou le label Greenfin, défini par le ministère de la Transition écologique.
Ils ont justement vocation à vérifier la réalité des investissements et la transparence des placements de trésorerie.

Interview réalisée par Jérôme Papin – Agora Média

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