Oser transformer : Parcours, innovation et impact avec Free Pro et Taïg Khris
Retour sur un dîner VIP exceptionnel organisé par Agora Manager Groupe, dédié aux DSI et CIO autour de cette question clé : « Et si oser avait un réel impact sur la transformation ? »
Avec Taïg Khris, triple champion du monde de roller et fondateur de Onoff Telecom et Alexandru Stoica, Directeur Commercial Grandes Entreprises chez Free Pro.
🎙️ Animé par Jérôme Papin, ce moment d’inspiration, de la Tour Eiffel aux data center, a mis en lumière une vision entrepreneuriale audacieuse portée par Taïg Khris, et la vision stratégique de Free Pro pour faire de la transformation technologique un levier de souveraineté, de performance et de valeur pour les entreprises.
INTERVIEW
Jérôme Papin :
Bienvenue sur le plateau d’Agora Managers Groupe pour ce dîner VIP dédié aux DSI et CIO, autour d’un thème fort : Et si oser transformer avait un véritable impact sur le parcours et l’innovation ?
Nous avons le plaisir d’accueillir Taïg Khris, triple champion du monde de roller, recordman de saut à la tour Eiffel et au Sacré-Cœur, mais aussi fondateur de Onoff Telecom. À ses côtés, Alexandru Stoica, Directeur Commercial Grandes Entreprises chez Free Pro, la branche B2B du groupe Iliad.
Petit retour sur deux records marquants de Taïg Khris :
- Le 29 mai 2010, il établit le record mondial de saut en roller en s’élançant depuis le premier étage de la tour Eiffel, avec une chute de 12,5 mètres, réceptionnée sur une rampe de 30 mètres.
- Le 2 juillet 2011, nouveau record mondial : un saut de 29 mètres de long depuis le parvis du Sacré-Cœur, avec un dénivelé de 16 %.
Jérôme Papin :
Oser, transformer, bousculer le marché : est-ce l’ADN de Free Pro ?
Alexandru Stoica :
Free Pro, c’est l’esprit pionnier de Free, appliqué aux entreprises. Cela fait 20 ans que Free bouleverse le marché B2C, et avec Free Pro, nous appliquons cette même logique au marché B2B, des PME jusqu’aux grands comptes.
Free est le deuxième employeur dans les télécoms. Et avec 35 millions de foyers fibrés et des millions d’abonnés mobiles, Iliad est aujourd’hui le 5e opérateur européen.
Jérôme Papin :
Le premier thème de ce dîner : Oser se lancer. Taïg, c’est l’histoire de votre vie ?
Taïg Khris :
Oui, et je le dois à mes parents, qui m’ont transmis une vision de la vie « out of the box ».
Jamais scolarisé, j’ai été crêpier, magicien, pianiste, élève à l’école du cirque. J’ai traversé l’Atlantique en voilier, descendu l’Amazonie en pirogue… et même eu un petit singe à Paris !
Quand j’ai découvert le roller, j’ai vécu de ma passion, tout en cherchant à inventer, créer, repousser les limites. Mes records ne sont que le prolongement de cette philosophie.
Jérôme Papin :
Free Pro est arrivé sur le marché B2B en tant que challenger. Quelle est votre positionnement, Alexandru ?
Alexandru Stoica :
Free Pro est né du rachat d’une société bien implantée dans le Sud-Est (Marseille, Lyon), spécialiste de la connectivité et du cloud pour les grands comptes. Depuis 2019, avec le soutien d’Iliad, nous avons intégré toutes les briques technologiques du groupe : fibre FTTH, connectivité mobile, services cloud.
En cinq ans, notre chiffre d’affaires a été multiplié par quatre, passant de 40 à près de 200 millions d’euros.
Jérôme Papin :
Taïg, pour devenir champion du monde, il a fallu aussi poser des briques ?
Taïg Khris :
Absolument. Ma force, c’était d’avoir toujours un coup d’avance. J’ai même construit un airbag géant sur mesure, dans mon hangar, pour tester des figures extrêmes sans risque. Les autres se blessaient, moi je progressais. Et le temps qu’ils apprennent mes figures l’hiver, j’en avais toujours eu une autre l’été suivant.
C’est la même logique dans la tech : il faut toujours anticiper et voir surtout dans quelle direction va le monde et pouvoir dire : nous avons déjà cette techno parce qu’on a compris où ça va.
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Alexandru Stoica :
Free Pro fonctionne avec le même esprit. Nous concevons nos propres solutions, avec nos équipes, sans dépendre de sous-traitants.
Nos centres de services à Nantes et Marseille assurent proximité et réactivité. On utilise les meilleures technologies du marché, mais l’implémentation, la personnalisation et la relation client, c’est 100 % maison.
Taïg Khris :
Je suis entièrement d’accord. Quand j’ai créé Onoff Telecom, je voulais tout maîtriser. Sans contrôle, pas d’innovation durable. Comme dans le sport, j’ai préféré avoir ma propre rampe, dans mon propre hangar et contrôler complètement mon destin.
Jérôme Papin :
La simplicité et la proximité client, c’est la clé ?
Alexandru Stoica :
Exactement. Nous sommes un opérateur d’infrastructure. Nous proposons à nos clients d’externaliser leur cœur névralgique : télécoms, cloud, cybersécurité.
Mais changer d’opérateur, c’est un acte de courage. On rassure, on démontre, on fait témoigner nos clients… et on gagne leur confiance.
Taïg Khris :
Le marché a longtemps souffert d’opérateurs historiques trop lents, trop chers. Le monde bouge vite. Free a obligé tout le monde à s’adapter. Et c’est tant mieux.
Innover pour se réinventer :
Jérôme Papin : Comment accompagner les entreprises dans leur transformation ?
Alexandru Stoica :
Chez Free Pro, nous ne faisons pas que connecter : nous sécurisons, nous managons, nous innovons. Sur la partie télécom, nous avons des solutions dites Secure Services Edge.
Sur la partie cloud, nous avons des infrastructures dédiées à nos clients. On est sur du cloud privé à la différence des hyperscalers qui mettent à disposition des gros datacenter sur lesquels vous passez parmi des milliers d’autres clients avec votre petite réserve de ressources cloud.
Nous, nous proposons du cloud privé, managé, avec 12 datacenters en France.
En cybersécurité, notre filiale ITrust à Toulouse propose des solutions cyber avec un SOC réparti sur Toulouse et Paris. La solution Reveelium, développée en France grâce à un SIEM dopé à l’IA détecte les cybermenaces connues et inconnues.
Nous avons également des projets autour de la 5G privée, comme pour Alcatel Submarine Networks, et nous implémentons déjà des fermes de serveurs IA pour nos clients.
Et on fait aussi de l’IA avec d’autres sociétés de Free, mais aussi au sein de Free Pro et on l’utilise déjà pour nos besoins. Donc on implémente sur les plateformes cloud de Free Pro, des fermes de serveurs qui sont capables d’ « hoster » des services de type IA.
Et sur le volet cloud et infrastructures, nous sommes déjà prêts pour accompagner aussi bien les organismes publics que les entreprises privées dans le respect du référentiel SecNumCloud de l’ANSSI — une norme qui va devenir obligatoire.
Jérôme Papin :
Taïg, ça résonne avec ton parcours entrepreneurial ?
Taïg Khris :
Ma société a dix ans. Je l’ai créée sur mon lit d’hôpital, après m’être une nouvelle fois cassé la jambe. J’approchais de la quarantaine, j’avais tenté de monter un film aux États-Unis qui n’a finalement pas vu le jour, je venais de me séparer de mon ex… bref, la totale. En plus de ça, j’avais des responsabilités familiales, financières, notamment vis-à-vis de mes parents. Je me suis donc dit : il faut que je change de vie. Je ne peux pas rester éternellement dans les sports extrêmes — les opportunités sont limitées, surtout en approchant des 40 ans. Ces conneries, c’est fini. Je me suis alors posé une question simple : quelle est la plus grande industrie au monde ?
Et j’ai donc noté huit points essentiels sur un petit bout de papier pour créer ma société. Le premier : quelle est la plus grande industrie au monde ? — J’ai donc choisi les télécoms. Ensuite : ubériser cette industrie, faire de l’expérience utilisateur une priorité, posséder sa marque, vendre le même produit dans tous les pays, adopter une distribution mondiale, créer un produit digital, et surtout… inventer quelque chose qui n’existe pas encore.
Il y a dix ans, j’ai donc imaginé un concept innovant. Mon analyse était simple : tout est déjà dans le cloud — nos emails, nos fichiers via Dropbox, notre musique avec Spotify… mais notre numéro de mobile, lui, est encore coincé dans un bout de plastique : la carte SIM. À l’époque, il n’y avait pas encore d’eSIM comme aujourd’hui. Et je me suis dit : c’est absurde que, quand on perd son téléphone, on doive retourner chez Orange, SFR ou Free pour récupérer un morceau de plastique. Pourquoi le numéro de mobile ne pourrait-il pas être, comme une adresse mail, dans le cloud ? Accessible partout, tout le temps.
J’ai donc eu l’idée de créer une application permettant de générer des numéros à la volée, dans le cloud. De cette manière, on peut y accéder depuis n’importe quel appareil, comme on se connecte à un email ou un fichier.
Le problème, c’est que j’étais seul, sans argent, sans aucune connaissance technique. J’ai donc décidé de partir en mission pour devenir expert en télécoms. Et je le suis devenu. J’ai même déposé des brevets qui ont conduit le régulateur français à changer la loi et à officialiser l’existence des numéros de téléphone dans le cloud, aujourd’hui reconnus légalement.
Aujourd’hui, nous sommes environ 130 dans l’entreprise.
Nous avons deux produits :
- En B2B2C, une application qui permet de créer un deuxième numéro en un clic, depuis n’importe quel pays.
- En B2B, une solution connectée à tous les CRM, avec enregistrement des appels, intégration logicielle, IA, etc.
Je vais continuer, à travers les évolutions du produit, à viser une seule chose : révolutionner l’expérience utilisateur, au creux de la main.
Jérôme Papin :
Alexandru, quelle est la vision de Free Pro aujourd’hui ?
Alexandru Stoica :
Notre ambition est claire : devenir un acteur incontournable.
La convergence télécoms/cybersécurité est en marche, et les grands comptes nous observent. Nous discutons aujourd’hui avec la majorité des entreprises du CAC40 et SBF 120. Nos parts de marché progressent. L’objectif : atteindre 20 % dans un secteur ultra-concurrentiel.
Jérôme Papin :
Taïg, pour finir, le roller, c’est vraiment terminé ?
Taïg Khris :
Je vais avoir 50 ans… donc presque ! Mais si le film que je voulais faire aux États-Unis voit le jour, je vais rechausser mes rollers. Mais ce sera plus du spectacle.
Aujourd’hui, ma priorité, c’est ma société : elle est rentable, 24 millions de chiffre d’affaires l’année dernière, et nous préparons une annonce majeure pour la fin d’année. Une révolution sur le marché français.
Jérôme Papin :
Pour résumer et conclure, Free Pro, c’est donc une maison made in France, solide, sécurisée et accueillante.
Alexandru Stoica :
On trouve chez nous tout ce qu’il faut, et j’invite nos prospects à nous faire confiance.
Nous comptons parmi nos clients de grands noms tels que Pernod Ricard, PMU, Marionnaud, les magasins de vins Nicolas, ainsi que, dans le secteur public, des comptes publics, des administrations, le ministère de l’Intérieur, un Conseil national de la fonction publique ou encore l’Arcep.
Et bien d’autres encore que je ne citerai pas ici, mais qui nous font confiance chaque jour.
Alors venez nous rencontrer : partageons avec vous notre savoir-faire, et découvrons ensemble vos projets de transformation — qu’il s’agisse d’infrastructure, de télécoms, de cloud ou de cybersécurité.
Nous avons l’expertise pour vous offrir le meilleur service, made in France.
Propos recueillis par Jérôme Papin, Journaliste Agora Managers Groupe









