GRANDS TÉMOINSIT : DSI/CIO - RSSI/CISO - CDO

État général de la situation des enjeux géopolitiques et de la stratégie numérique

Lors du rendez-vous de l’Agora des DSI, consacré à la cybersécurité et aux enjeux géopolitiques, Stephen Duso Bauduin, vice-président du think tank Cercle Geneviève Duso Bauduin, partage son analyse des transformations internationales et de leurs impacts sur le monde, notamment numérique.

Dans un environnement marqué par la multiplication des tensions entre grandes puissances et par une recomposition des équilibres technologiques, les systèmes d’information se retrouvent en première ligne. Cybersécurité, souveraineté technologique, dépendance aux acteurs dominants et accélération de l’intelligence artificielle redéfinissent profondément les dynamiques en cours.

Pour Stephen Duso Bauduin, spécialiste en géopolitique et relations internationales, le numérique n’est plus seulement un levier de performance : il est devenu un véritable instrument de puissance.

À travers cet échange, il met en perspective les nouvelles logiques de confrontation et le rôle central des technologies dans les stratégies des États, offrant ainsi une lecture globale des enjeux qui structurent désormais l’ordre international.

Julien Merali : Stephen, vous êtes vice-président du think tank Cercle Geneviève Dussault Bauduin. En quelques mots ?

Stephen Duso Bauduin :
Ce think tank que nous avons créé il y a plusieurs années avec mon père, en hommage à ma mère, Geneviève Duso Bauduin, qui était morte d’une leucémie foudroyante, enseignait la philosophie. Nous avons voulu créer des rendez-vous mensuels dans sa ville, sur des questions qui vont de la géopolitique à l’économie, à la sociologie, aux questions juridiques, ainsi qu’aux questions artistiques, pour traiter des grands enjeux contemporains avec un angle de philosophie éthique très souvent, puisque c’était sa spécialité, et avec des membres et intervenants très variés, dans un esprit d’amitié et d’échanges chaleureux.

Julien Merali : Les crises d’aujourd’hui ne sont pas les crises d’hier. Mais d’abord quelle est votre définition de ce qu’est une crise aujourd’hui. Et en quoi elle se différencie des crises précédentes ?

Stephen Duso Bauduin :
Le terme de crise, au départ, signifie le moment de la décision : on tranche. C’était du vocabulaire médical grec, donc quelque chose de ponctuel. Or aujourd’hui, les crises sont caractérisées par plusieurs facteurs. D’abord, elles deviennent des « poly-crises », c’est-à-dire plusieurs crises simultanées. Ensuite, ce sont des crises qui durent dans le temps qui s’inscrivent dans la durée, quelle que soit leur nature.

Elles ont aussi un aspect systémique. C’est-à-dire qu’une crise à un endroit du globe va affecter l’ensemble du monde, durablement, et tous les domaines. Une crise politique ou stratégique va affecter l’économie. Un problème technologique peut avoir un impact sur tous les autres domaines. Ce qui fait la différence aujourd’hui, c’est aussi l’ensemble des éléments technologiques nouveaux, qui intensifient les crises, mais peuvent parfois aussi aider à les résoudre.

C’est une épée à double tranchant : cela peut être positif ou parfois négatif. Une chose est sûre, c’est qu’il y a eu un tournant avec la crise du Covid, comme le dit mon amie l’ambassadrice Sylvie Berman (ex-ambassadrice de France en Chine (2011-2014), Royaume-Uni (2014-2017), puis la Russie (2017-2019). Elle a marqué un tournant, car beaucoup de décideurs ont eu tendance à se replier sur eux-mêmes.

Cela a été un réflexe d’enfermement. Il y a donc eu moins de dialogue entre les parties prenantes du système international. La crise a alors eu tendance à s’installer. Et une chose est sûre : comme le disait Gramsci, une crise, c’est lorsque l’ancien monde est en train de mourir et que le nouveau n’est pas encore en train d’émerger. Nous sommes dans ce qu’il appelle le clair-obscur.
Et il dit : « C’est dans ce clair-obscur que naissent des monstres. »

Julien Merali : Cela veut-il dire que nous devons nous habituer à un siècle de crises permanentes ?

Stephen Duso Bauduin :
C’est exactement cela. Vous avez tout à fait raison. On peut même parler de « perma-crise », un néologisme : des crises qui durent et s’installent comme quasi permanentes. C’est tout le contraire du concept initial de crise.

Julien Merali : Et comment expliquez-vous justement que nous soyons aujourd’hui dans ces poly crises, plus encore au XXIᵉ siècle qu’au XXᵉ siècle ?

Stephen Duso Bauduin :
C’est dû en grande partie au mouvement pourtant positif de la globalisation et de l’internationalisation dans les années 1990, avec un enchevêtrement de tous les facteurs : politiques, économiques, culturels. Tout est désormais lié, notamment à travers les médias et les nouvelles technologies. Tout a changé à partir de ce moment-là.

C’est un moment de basculement qui fait qu’aujourd’hui, on ne peut plus penser une crise militaire, une guerre, sur le modèle de la guerre éclair, le blitzkrieg. C’est terminé. Une guerre, lorsqu’on y entre, doit désormais se penser sur le temps long.

Il en va de même pour les crises sanitaires ou économiques.

Julien Merali : Pourtant, c’est le fantasme de beaucoup de dirigeants : la guerre éclair.

Stephen Duso Bauduin :
Absolument. Beaucoup de dirigeants ont récemment affirmé qu’ils mèneraient des opérations rapides. Mais l’expérience montre que malheureusementcela n’existe plus.

Julien Merali : Alors, comment pourriez-vous nous dresser un panorama du paysage géopolitique actuel ?

Stephen Duso Bauduin :
Le facteur le plus important dans le nouveau paysage géopolitique, c’est la stratégie américaine, notamment depuis l’arrivée au pouvoir du président Trump. Sans qu’il y ait une rupture totale avec le virage vers l’Indo-Pacifique amorcé par le président Obama, on observe néanmoins un changement profond.

Il y a un changement de style stratégique : le président Trump privilégie le bilatéral plutôt que le multilatéral. Il n’a pas d’affection particulière pour l’ONU et préfère les relations d’État à État.
Son style n’est pas diplomatique au sens classique, mais transactionnel, inspiré du monde des affaires. Il envoie souvent des émissaires issus du business. D’ailleurs, il faut lire The Art of the Deal, où il expose sa vision de la négociation.

Et on peut se demander si toutes les décisions géopolitiques américaines actuelles n’ont pas en ligne de mire la Chine, que ce soit au Venezuela ou en Iran, où la Chine entretient des relations économiques stratégiques, pétrole et autres.
Il est légitime de s’interroger sur une corrélation entre chaque décision américaine sur le globe et la vision stratégique de long terme vis-à-vis de la Chine.

L’administration américaine compte des stratèges de très haut niveau. J’ai eu comme camarade à Harvard, par exemple, Dan Caine, le chef d’État-major des armées des Etats-Unis qui est un homme d’une grande intelligence. Et donc, il pense les phénomènes stratégiques sur un temps long, en ayant toujours quand même un concept en tête, celui que l’on nous enseignait à l’université de Harvard, c’est-à-dire le concept du « piège de Thucydide », aujourd’hui largement reconnu.

Il désigne la situation dans laquelle une puissance dominante, leader mondial, fait face à une puissance émergente. Cette configuration crée un risque élevé de tensions, voire de guerre, entre les deux. Car, comme on le dit de manière imagée et comme dans Highlander : « il ne peut en rester qu’un ».

Autrement dit, le leadership mondial est, par nature, exclusif. Il engendre donc un risque de friction, voire d’affrontement militaire, entre la puissance installée et celle qui cherche à la supplanter. Cette rivalité ne se limite pas au champ militaire : elle s’exprime aussi sur les terrains économique, financier, avec des enjeux comme le dollar ou le pétrole, et même à travers le soft power, l’influence culturelle , pour reprendre l’expression de Joseph Nye.

Donc ça, ce sont les deux facteurs les plus importants dans le nouveau paysage géopolitique, Etats-Unis et Chine. Et j’avais anticipé ce phénomène il y a 25 ans dans mon doctorat.

Et il y a un autre phénomène qui est important, c’est qu’on pourrait se retrouver face à une situation mondiale avec un triple front, ce qui serait extrêmement dangereux pour tout le monde.

On a déjà un front conflictuel en Europe avec Ukraine, Russie. On a maintenant un front au Moyen-Orient avec l’Iran et tous les pays autour. Et on pourrait avoir des tensions fortes en Asie, autour de Taïwan et de la Chine. Donc, c’est un scénario, qui j’espère, ne se réalisera pas.

Julien Merali : La Chine se fait plutôt discrète depuis ces premières crises ?

Stephen Duso Bauduin :
Oui, la Chine est un pays qui a une grande tradition stratégique. C’est sans doute le pays qui a quasiment inventé la stratégie. Ce sont des génies en la matière, avec notamment cet adage célèbre qui consiste à dire qu’on n’engage pas une guerre si l’on n’est pas sûr de la gagner. Il faut tout anticiper au maximum et s’assurer que l’on peut remporter le combat, si possible sans combat.

On retrouve cela chez Sun Tzu et chez tous les grands stratèges chinois. En l’occurrence, cela explique en grande partie la relative discrétion de la Chine sur ces dossiers. Cela ne signifie pas pour autant qu’elle n’est pas active, bien au contraire, mais elle agit souvent de manière plus discrète.

Julien Merali : Alors, si l’on suit les analystes géopolitiques, cela veut dire que ce que mènent les États-Unis, en deux mots, c’est plutôt un chemin vers la Chine ?

Stephen Duso Bauduin :
Oui, il y a clairement une préoccupation, ou en tout cas une volonté des États-Unis de conserver le leadership mondial.

Julien Merali : On a parlé des États-Unis, du Moyen-Orient, de la Chine. Quid de l’Europe dans tout cela ? Comment se situe-t-elle dans ce paysage géopolitique ?

Stephen Duso Bauduin :
C’est la question centrale pour nous, Français et Européens. Nous sommes face à un risque énorme : celui d’être pris entre le marteau et l’enclume, entre la grande puissance américaine d’un côté et la grande puissance chinoise de l’autre. Nous sommes exposés à ce risque, et il faut tout faire pour ne pas être écrasés entre les deux.

Il faut parvenir à créer du dynamisme et une véritable souveraineté stratégique. Le président de la République parle de souveraineté européenne, mais il faut déjà s’assurer d’une souveraineté au niveau national, notamment sur les nouvelles technologies, en développant des capacités propres. Ensuite, cette souveraineté doit aussi être européenne.

Mais il faut être lucide : l’Europe est aujourd’hui fragmentée. Je reprends ici l’expression de mon ami géopoliticien Thierry Garcin. Face à cette division, que faire ? L’amiral Arnaud Coustilliere, spécialiste en cyberdéfense, propose plusieurs pistes. D’abord, développer des coopérations renforcées : ne pas chercher à avancer systématiquement à 27, mais plutôt en groupes de pays volontaires, sur des sujets comme la défense ou la recherche technologique.

Deuxième point, plus économique : la question des marchés. Il faut créer un véritable marché européen pour les nouvelles technologies, cyber, intelligence artificielle, etc. et poser la question d’une préférence européenne, notamment dans les marchés publics.

Ce ne doit pas être un tabou. Les États-Unis le font depuis longtemps, et c’est aussi ce qui a permis l’émergence de leurs grands entrepreneurs. Il y a un véritable travail main dans la main entre l’État et les entreprises.

Troisième point soulevé par l’amiral Coustilliere, plus juridique : la question de l’extraterritorialité du droit. Lorsqu’on parle de souveraineté, notamment technologique, il faut s’assurer que les entreprises respectent des règles européennes. Les normes et le droit sont devenus des instruments de puissance, dans ce qu’on appelle une « guerre du droit ».

Il ne faut jamais sous-estimer l’importance des normes et du droit. Bien au contraire, je la place au sommet. Tout commence par la capacité à négocier et à imposer ses standards.

Julien Merali : Est-ce que l’Europe a les moyens de ne pas choisir ? Vous disiez qu’elle doit travailler sa souveraineté. Peut-elle éviter d’être contrainte de choisir entre ces deux puissances ?

Stephen Duso Bauduin :
Il est essentiel, à titre personnel, que l’Europe développe ses propres outils de puissance. Il faut sortir de deux choses. D’abord, d’une forme de naïveté géopolitique, qui a longtemps consisté à croire que les échanges économiques suffiraient à pacifier le monde, comme le pensait Montesquieu.

Mais on voit bien que cela ne suffit pas. Il faut aussi sortir d’un complexe d’infériorité. Nous avons en Europe tous les atouts : capital humain, technologique, financier, avec notamment une épargne importante. Nous pouvons lancer de grands projets dans les technologies d’avenir.

La notion de puissance ne doit pas être un tabou. Dans un monde de rapports de force, il faut assumer une Europe puissance, et ne pas avoir peur d’une France et d’une Europe fortes.

Julien Merali : Concernant le numérique et la cybersécurité. Est-ce un champ de bataille plus discret, utilisé par certains États ?

Stephen Duso Bauduin :
Le numérique peut être l’arme par excellence de la guerre asymétrique. Lorsqu’un acteur est moins puissant militairement, moins d’avions, de porte-avions, de capacités classiques, il peut être tenté d’utiliser le cyber pour compenser.

Cela peut aussi être le cas entre acteurs de puissance comparable, mais c’est encore plus marqué en situation d’asymétrie. On le voit très clairement avec l’Iran : au-delà des missiles, dont on parle beaucoup, l’aspect cyberattaque est essentiel.

Il existe des groupes de hackers plus ou moins liés aux autorités iraniennes. Mais en cyberdéfense, la grande difficulté reste l’attribution : il faut toujours être prudent. Néanmoins, les analyses montrent souvent l’existence de groupes proches des Gardiens de la Révolution, bien identifiés.

Je pense notamment à certains groupes qui ciblent des infrastructures stratégiques, qu’elles soient militaires ou civiles. Il ne s’agit pas uniquement d’infrastructures nord-américaines, mais aussi de celles situées dans des pays qui accueillent des bases américaines. Cela peut concerner des installations à vocation militaire, mais aussi des infrastructures civiles ou vitales, notamment au Moyen-Orient : tout ce qui touche à l’assainissement de l’eau, à l’énergie et aussi les systèmes financiers.

Il peut également y avoir des attaques visant les médias, car la communication est fondamentale dans les guerres d’aujourd’hui, plus encore qu’hier. On voit à quel point la cyberattaque est utilisée, aussi bien du côté israélien reconnu pour son excellence dans ce domaine, que du côté iranien, avec des méthodes qui restent, semble-t-il, relativement classiques.

Il s’agit principalement d’attaques de type DDoS, c’est-à-dire des attaques par déni de service visant des sites importants, de défacement (defacing) de sites gouvernementaux ou autres. Il existe aussi des attaques de type wiper, qui consistent à détruire ou effacer des données. Les méthodes restent relativement classiques, même si l’on observe aussi des évolutions plus récentes, notamment dans le cadre du conflit entre Israël et l’Iran.

Par exemple, des attaques ont visé des systèmes israéliens d’alerte aux missiles, avec des techniques assez élaborées sur les systèmes Red Alert. On observe également l’implication de groupes qui ne sont pas forcément directement liés aux Gardiens de la Révolution, mais plutôt pro-palestiniens, ou encore de groupes de hackers pro-russes qui s’engagent dans ce type de conflits.

Vous remarquerez que les analystes parlent toujours de groupes « pro » ceci ou cela, avec beaucoup de prudence. L’attribution en cyberdéfense reste extrêmement complexe. Mais une chose est certaine : le cyber est devenu le cœur des conflits contemporains.

Julien Merali : Est-ce que cela peut être un moyen pour des pays qui ne souhaitent pas s’engager militairement, sur le plan terrestre ou aérien, de soutenir leurs alliés et de tenir leurs engagements ?

Stephen Duso Bauduin :
Absolument. Les alliances restent fondamentales, même si elles sont parfois mises à l’épreuve. Elles ne disparaîtront jamais. Même les plus puissants ont besoin d’alliés. Comme dans la fable de La Fontaine, le lion a besoin du plus petit que lui. C’est une constante des relations internationales comme dans la vie.

Certains États peuvent ainsi honorer leurs alliances de manière discrète. Le cyber est un outil idéal pour cela : il permet d’aider un allié sans être visible publiquement. Cela vaut aussi pour le renseignement technique, l’aide au guidage des missiles ou à la détection de cibles.

Ce qui est intéressant, c’est que les alliances évoluent. On a vu, par exemple, le président Trump proposer une alliance autour du détroit d’Ormuz, incluant même la Chine. C’est conceptuellement très intéressant, car cela montre à quel point la géopolitique est complexe et mouvante.

Et dans le même appel, le président américain évoque aussi le Japon et la Chine, deux puissances historiquement opposées sur certains sujets. Il sera donc très intéressant de suivre ce qui se passe autour du détroit d’Ormuz, qui est stratégique pour l’économie mondiale.

Julien Merali : Concernant le numérique, est-ce que l’on se dirige vers un monde où chaque zone utilisera ses propres technologies ?

Stephen Duso Bauduin :
Oui, il y a clairement une fragmentation du monde. C’est d’ailleurs le titre d’un ouvrage de Thierry Garcin. Nous nous éloignons du rêve initial des fondateurs d’Internet, qui portait une vision d’unification mondiale.

Ce modèle reposait notamment sur une alliance entre la défense, les universités et les entreprises, particulièrement aux États-Unis. C’est d’ailleurs une des grandes forces américaines : cette coopération entre ces trois mondes. C’est ce qui fait la force d’un pays.
C’est quelque chose que nous devrions davantage développer en Europe et en France.

Julien Merali : Sur la question de l’IA, dans ce contexte international, quelle est sa place aujourd’hui ?

Stephen Duso Bauduin :
L’IA, comme la cybersécurité, est devenue centrale, et les deux sont désormais étroitement liées. Elle démultiplie les risques, notamment avec les deepfakes et la manipulation de l’information et des opinions. Le rapport à la vérité est profondément transformé. L’IA permet de massifier les attaques et de rendre plus difficile la distinction entre le vrai et le faux. C’est une arme redoutable.

Mais il ne faut pas être trop pessimiste : l’IA peut aussi être un outil de défense, en permettant d’identifier plus rapidement les menaces et de détecter des comportements anormaux.
Elle ne remplacera pas les analystes. L’humain restera au cœur de la décision. Mais elle pourra les aider à prendre de meilleures décisions, plus rapidement.
Il y a donc une double dimension : une augmentation des menaces, mais aussi des capacités de défense accrues.

Julien Merali : Pour conclure, y a-t-il malgré tout des éléments positifs dans ce contexte ?

Stephen Duso Bauduin :
Oui, absolument. Il ne faut pas être pessimiste. Les crises entraînent toujours une prise de conscience. Elles permettent de développer de nouveaux outils et de nouvelles coopérations, notamment sur la recherche.
Je pense que les crises actuelles peuvent servir de catalyseur pour la France et l’Europe, notamment dans les technologies d’avenir. Elles peuvent nous pousser à investir davantage et à croire en nos capacités.

Nous avons de vrais atouts : capital humain, formations de qualité, entreprises performantes, ressources financières. Nous avons aussi la capacité de penser sur le temps long.

Et c’est cela, au fond, la stratégie : savoir se projeter dans le temps long.

Propos recueillis par Julien Merali, Directeur du Pôle IT d’Agora Managers Groupe

PUB Together for legal
Afficher plus

Agora DSI et CIO

L'Agora des DSI & CIO est l'une des 17 communautés d'Agora Managers Clubs, le premier réseau français permettant aux décideurs exerçant la même fonction au sein d'une entreprise de plus de 500 salariés, de créer un lieu permanent d'échanges et de partages d'expériences pour mutualiser leurs compétences et trouver ensemble, les meilleures solutions.
Bouton retour en haut de la page