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L’IA au service de la performance : du rugby au réseaux informatiques

L’intelligence artificielle dans le rugby et les réseaux informatiques partagent des principes fondamentaux liés au traitement des données, à l’apprentissage machine, à la prise de décision, à l’interopérabilité, à l’optimisation des performances et à l’adaptabilité.

Des ponts communs qui rassemblent aujourd’hui Dominique Rech – Directeur commercial de Juniper et Bernard Laporte – directeur du Montpellier Hérault Rugby, ancien secrétaire d’État chargé des Sports et ex-Président de la Fédération française de rugby et sélectionneur de l’équipe de France.

Julien Merali : La convergence réseau informatique et IA offre un potentiel immense pour l’organisation des stratégies sportives et la sophistication des infrastructures technologiques. Elle renforce la sécurité, automatise la gestion des performances et anticipe les besoins en bande passante.

Dominique, est-ce que vous pouvez d’abord nous présenter Juniper Networks ?

Dominique Rech : Juniper est une entreprise américaine, qui a été créée en 1996 à Sunnyvale, en Californie. C’est une société qui est clé dans le monde des technologies de l’information puisque nous fournissons des solutions en réseau et des solutions de cybersécurité. Pour faire simple, notre métier est d’interconnecter tous les appareils informatiques, de leur permettre d’échanger des datas et, bien sûr, de pouvoir partager des ressources.

J.M : Et votre technologie repose également sur l’IA !

Dominique Rech : Notre ambition aujourd’hui, c’est bien sûr d’intégrer cette notion d’IA dans nos solutions au travers de notre assistant piloté par l’intelligence artificielle qui va permettre à nos clients de concevoir et de gérer de manière proactive leur réseau informatique.

J. M : Bernard, vous avez une expérience du collectif, comment arrive-t-on à faire preuve de prévenance pour garantir la bonne communication dans une équipe ?

Bernard Laporte : Dans la communication, je mets beaucoup l’accent sur le côté humain. C’est la première des choses. Un entraîneur est là pour créer une unité, défendre le même maillot, avoir un objectif commun et que chacun ait un rôle bien précis, notamment dans une équipe de rugby qui est le seul sport qui offre autant de diversité de postes. Il y a des avants, des trois-quarts et même à l’intérieur de ces postes, il y a des différences.

Un pilier droit, ce n’est pas une seconde ligne, ce n’est pas le même poste. Il y en a qui doivent être très forts sur la mêlée, d’autres qui doivent sauter. Encore une fois, chacun a son rôle pour faire en sorte que l’objectif de gagner soit rempli. Donc la communication est très importante.

J’ai une expérience assez marrante, quand j’ai entraîné le club de Toulon, j’avais des Sud-Africains, des Néo-Zélandais, etc. Et je faisais toujours un débriefing collectif pour leur dire ce qui n’allait pas.

Et eux, ils n’étaient pas du tout habitué à ça. Ils étaient habitués à du one to one – le coach qui lui parle, qui lui montre la vidéo – mais jamais devant les autres. Ça a été dur pour eux pendant un mois. Mais après, ils avaient compris.

Ils ont compris que quand je dis quelque chose à quelqu’un, je veux que les autres sachent. Mais ça peut être aussi des critiques positives : Bravo ! Quel match ! Je crois vraiment à cette dimension humaine.

Après, on va rentrer dans le vif du sujet puisque l’intelligence artificielle et les hautes technologies, ont apporté au rugby. Et là aussi, j’ai une expérience extraordinaire. Quand j’ai entraîné l’équipe de France, dans les années 2000, j’avais vu que les Anglais avaient à l’arrière du maillot une sorte de capteur.

Mais que font-ils avec ça ? Et en réalité, ils analysaient les courses de leurs joueurs. Au début, c’était basique et maintenant ça va plus loin. Il y a maintenant le nombre de collisions, les mètres parcourus, l’intensité. Tout est tracé ! 

Et quand j’ai dit, on va faire la même chose, les joueurs ne voulaient pas. Ils pensaient ; « si je ne travaille pas , il va vite le voir ». Et ce qui est marrant, c’est qu’au début, c’était un rejet et à la fin, ils n’avaient même pas fini le match qu’ils voulaient avoir leur “stats”. Ils avaient compris que c’était une donnée pour eux, pour progresser tout simplement.

Ce n’était pas pour les fliquer mais pour eux, comme pour moi, savoir ce qui était bien fait ou au contraire, là où il fallait en faire plus. Tout cela a évolué et aujourd’hui, Fabien Galthié (entraîneur de l’équipe de France de Rugby à XV) parle souvent des datas.

Et c’est sûr que ça aide les datas mais ça n’enlèvera jamais la dimension humaine, et heureusement. 

Et j’ai une autre expérience intéressante aussi. Ugo Mola, entraîneur du Stade Toulousain qui disait : “si j’avais écouté les datas lors de la dernière finale Toulouse La Rochelle du Top 14, j’aurais sorti Romain Ntamack un quart d’heure avant la fin du match”. Le même Romain Ntamack qui fait gagner l’équipe à 30 secondes de la fin.

Donc il ne l’a pas fait. Pour quelles raisons ? Il ne s’est pas expliqué dessus mais il n’a pas suivi la data. 

Donc, c’est une aide à la décision et c’est très intéressant sur une saison parce qu’effectivement quand tu vois le nombre de minutes jouées par joueur par exemple et que tu te dis que si en plus il va partir en équipe de France, il faut le protéger. Parce que l’équipe de France ne va pas le protéger, à juste titre. L’équipe de France, c’est la priorité. 

Donc en club, effectivement, cela doit t’aider à aller dans le sens de la santé du joueur. Prévenir, ça sert à ça, c’est une évidence.

J.M :  Dominique, est-ce que vous remarquez une défiance vis-à-vis de l’IA ou est-ce que, à l’opposé, les managers vous demandent des choses hors normes grâce à l’IA ?

Dominique Rech : Alors très clairement, on travaille avec beaucoup d’entreprises en France. Aujourd’hui, ce sont surtout nos clients qui ont peu de ressources en interne au niveau informatique, qui font appel à nos solutions et c’est de plus en plus le cas au sein des entreprises. Le réseau, c’est la base de tout car sans réseau, il n’y a pas de connexions : c’est difficile d’avoir des communications Teams, Zoom, de communiquer avec ses clients ou alors d’échanger des datas.

Aujourd’hui, le souci majeur chez nos clients et notamment ceux qui ont plusieurs sites en France ou au niveau mondial, c’est de pouvoir administrer leur réseau à distance et intervenir en cas de dysfonctionnement.

Et Juniper a énormément misé sur l’intelligence artificielle et depuis longtemps, à travers des solutions comme Mist ou Marvis. On est capable en amont, d’accompagner nos clients et leur donner des outils pour pouvoir être proactifs, à la fois dans leurs décisions, et à la fois dans les investissements qu’ils feront plus tard.

J.M : Cela veut dire que, concrètement, en terme d’intégration, c’est beaucoup plus facile aussi ?

Dominique Rech : Les points clés, en termes de performance pour Juniper, c’est donner de la visibilité à nos clients, qu’ils puissent voir en temps réel ce qui se passe sur leur réseau informatique.

C’est la proactivité, donc permettre à nos clients de pouvoir anticiper les choses et de manière proactive, pouvoir apporter des solutions quand il y a un dysfonctionnement.

C’est également la notion d’automatisation qui permet à nos clients, sans intervention humaine, d’automatiser tout ce qui est opérations. 

Il y a également la notion d’agilité puisque nos solutions sont basées dans le cloud. Et aussi la notion de simplicité, c’est-à-dire de pouvoir déployer rapidement et de pouvoir administrer en toute simplicité, l’ensemble des solutions.

J.M : Bernard Laporte, pour revenir sur l’utilisation de la data, de l’IA dans le monde du rugby, comment cela impacte la performance du collectif ? 

Bernard Laporte : Le collectif, ce n’est que l’assemblage de toutes les dimensions individuelles. Si vous sortez un joueur parce que vous estimez qu’effectivement, il a du mal à se déplacer et que vous en faites rentrer un autre, cette data a servi à augmenter le collectif. Elle n’est pas là pour punir le joueur qui sort. Elle est là pour dire qu’il est en train de baisser physiquement.

Sur le collectif en lui-même, ça ne peut pas donner de données scientifiques. On ne va additionner le nombre de mètres parcourus de chaque trois-quart, ça n’a pas de sens. Ce qui est important, c’est de bien connaître les données de chacun et faire en sorte que le collectif soit au plus haut niveau. Donc, c’est plus dans ce sens.

On est sur l’individu et ce n’est pas une punition. J’ai connu le rugby où quand tu sortais, c’était une punition parce que l’entraîneur, il n’avait aucune donnée. Il le faisait parce qu’il estimait que ça n’allait plus et donc, on le prenait souvent pour une punition. À tort, souvent.

Aujourd’hui, il peut expliquer ses décisions au joueur grâce à la data.

J. M : Y-a-t-il d’autres cas concrets sur l’utilisation de l’IA dans le monde du rugby ?

Bernard Laporte : Concernant l’IA, nous n’en sommes qu’aux balbutiements. On en parle. J’ai vu travailler l’équipe de France, puis je suis parti avec eux il y a deux ans, pendant trois semaines en Australie. On n’est pas encore totalement dedans, mais ça va venir.

J.M : Est-ce-que l’IA s’intègre au niveau de la santé des joueurs ?

Bernard Laporte : C’est primordial. Encore une fois, on a les données de tel joueur depuis le début de la saison et on sait qu’il a joué tant de minutes, qu’il a fait tant de collisions, qu’il a eu telle intensité, etc, et on peut dire : attention, est-ce qu’on n’est pas au point de rupture pour une blessure éventuelle ? Est-ce qu’il ne faut pas le reposer justement ? On a des données, il faut s’en servir. 

Mais les données ne sont pas décisionnaires. Elles t’aident à prendre la décision. Et puis il y a des fois où tu vas dire oui, c’est vrai, je devrais le faire reposer mais je ne peux pas, parce que les deux remplaçants sont blessés. Et donc je vais tirer sur la corde, en espérant que ça tienne. 

Heureusement que tout n’est pas écrit et que la dimension humaine est encore primordiale.

J.M : Dominique, comment l’IA est-elle utilisée de façon très concrète, notamment dans la performance des réseaux informatiques chez Juniper ?

Dominique Rech : Si je devais vous citer un premier exemple, je parlerai du monde hospitalier. Il y a des enjeux qui sont juste fabuleux. 

Aujourd’hui, le personnel hospitalier devient une denrée rare en France. On a un client, l’hôpital Wallerstein dans le Sud-Ouest de la France qui avait des enjeux vraiment colossaux : pouvoir fournir un service WiFi de manière optimisée et continue et une problématique en termes de ressources dédiées au réseau.

Ils ont décidé d’investir dans nos solutions. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il y a quelque chose importante dans le monde médical, c’est le dossier patient. C’est le dossier qui, quand vous allez à l’hôpital, vous suit tout le long de votre vie. Il s’est avéré que dans cet hôpital et dans d’autres, quand on avait ausculté le patient, on prenait les données, on les écrivait et leur on allait faire de la ressaisie. Vous imaginez juste ce que peut engendrer parfois une ressaisie ? S’il y a un moment d’inattention, ça peut juste être catastrophique.

Et grâce à nos solutions, grâce à la qualité du service fourni au niveau du Wifi, ils ont décidé d’investir dans des outils de type tablette pour renseigner les données du patient en temps réel.

Les données sont désormais synchronisées directement avec les bases de données, ce qui permet d’avoir une qualité de la donnée optimisée, mais aussi un suivi continu de la donnée. Ils ont énormément progressé en termes de qualité de service, mais également, cela leur a permis d’aller plus loin dans l’approche puisque nos solutions intègrent aussi la notion de BLE, c’est du Bluetooth, tout simplement. Et ça permet, grâce à nos réseaux Wi-Fi, de géolocaliser les appareils et de savoir où ils se trouvent.

Je vous donne juste des exemples. Ça peut être des défibrillateurs, des bouteilles d’oxygène, des pousse seringue, des brancards. Et dans des moments de rush ou de pression, c’est difficile de savoir où se trouve le matériel. Et grâce à ça, en temps réel, ils sont en mesure d’identifier et de savoir où se trouve le matériel.

Et bien sûr, cela permet de sauver des vies.

J.M : Quand on parle de réseau, on parle aussi fatalement de cybersécurité, de gestion du risque. Comment intégrez-vous cette notion dans la gestion des réseaux ?

Dominique Rech : La notion de sécurité est vraiment chez nous au cœur du réseau. La seule condition pour nous, c’est d’assurer nos clients que tout est mis en œuvre pour pouvoir échanger ses données, pour pouvoir partager ses ressources en toute sécurité, tout simplement.

J.M : Bernard, comment anticipe-t-on le risque ? Par exemple, comment on part sur une Coupe du monde, en connaissant les risques et en les acceptant aussi ?

Bernard Laporte : Quand on part sur une Coupe du monde, c’est d’abord un travail de quatre ans. On fait en fonction des données et en sorte que le joueur soit à son maximum. 

Fabien Galthié avait pris pour habitude pour ses 30 joueurs potentiels, de ne pas les faire participer aux tournées d’été à quatre, puis trois puis deux ans avant la Coupe. Quand il partait en Nouvelle-Zélande, en Argentine, en Australie, il laissait ces joueurs-là au repos. Pourquoi ? Parce que s’il les avait amené, c’est du temps de jeu en plus et des risques de blessures. Car après les mecs sont cramés.

Donc il gérait  en fonction de ces données. Mais il faut le faire avec les données des clubs aussi. Donc il faut analyser tout ça. 

J’en ai parlé d’ailleurs avec lui avant-hier. Et il me disait : cette équipe peut aller à la Coupe du monde 2027 en Australie, à une condition, c’est de protéger untel et untel et untel… C’est vrai que d’abord, ils auront plus de 30 ans et on sait qu’avec l’âge, c’est plus difficile. Donc ça aide à ça.

Et ce qui m’a plu, Dominique, quand tu parlais des images en simultané, en instantané, on a ça aujourd’hui alors que l’on ne l’avait pas avant.

Quand j’entrainais, j’analysais les erreurs avec mes joueurs le lundi. Mais le lundi, c’était trop tard. Là, le joueur arrive à la mi-temps, et voit sur les images la chose qu’il peut rectifier en deuxième mi-temps. Ces données sont extraordinaires.

J.M : Dominique, c’est important aussi pour vous de permettre aux managers d’anticiper sur les risques, que ce soit de la cybersécurité, de la surcharge sur le réseau ?

Dominique Rech : Encore une fois, le rôle premier de l’intelligence artificielle, selon la définition de ChatGpt, c’est la capacité d’un programme informatique globalement à reproduire des tâches qui normalement devraient être assurées par des êtres humains. C’est ça l’intelligence artificielle. Donc bien sûr, c’est un support, c’est un facilitateur, c’est une aide à la décision.

L’ambition pour les managers, c’est de pouvoir avoir des informations et des datas, comme vous l’avez dans le monde du rugby, en temps réel et de pouvoir les analyser et de pouvoir prendre des décisions.

J.M : Bernard, à quel stade en est-on sur la contribution de l’IA pour les entraînements, pour également les stratégies de jeu ? 

Bernard Laporte : Demain tu diras : analyse moi l’attaque de cette équipe et il va te donner des informations plus vite. Ce que tu faisais, en regardant des matches de l’équipe, en revenant en arrière, etc… ChatGpt le fera.

On avait des gars déjà en charge de ça. Et au football, c’est pareil. A ma connaissance, on en est aux balbutiements. Mais c’est pour demain. On ira encore plus loin sur la performance individuelle, sur la performance collective, sur les actions, sur la stratégie.

J.M : Dominique, sur le rôle de l’IA dans l’automatisation et la maintenance, quelle est sa place aujourd’hui ? 

Dominique Rech : Quand on parle d’automatisation, c’est la capacité à automatiser des opérations et toutes les entreprises ont des challenges sur le sujet. Je vais vous donner un exemple. On a un de nos clients qui est connu mondialement, qui s’appelle ServiceNow, qui est une plateforme de services dans le cloud.

Et ce client, qui a 17 000 salariés au niveau mondial, avait tous les mois des incidents avec son réseau  wifi avec plus de 200 tickets d’incidents mensuels. Ils ont décidé d’investir dans notre solution, et grâce à ce qu’ils ont mis en place, grâce à la notion de machine learning, la notion d’automatisation est née. Grâce à ce service, ils sont passés deux cents tickets incidents mensuels à deux par mois. 

J.M : Et concrètement, comment êtes-vous passé de deux cents à deux ?

Dominique Rech : Tout simplement parce qu’à travers nos solutions, et notamment à travers notre assistant piloté par l’intelligence artificielle, on était capable d’identifier où il y avait des dysfonctionnements. Ça permet de prendre des décisions et de ne pas impacter les utilisateurs du réseau de service.

J.M : Bernard, l’utilisation de la data et de l’IA, va-t-elle permettre aussi de pointer du doigt les points faibles de la communication, de la gestion de l’humain parce que j’imagine que pour un sportif de haut niveau, ce n’est pas évident de voir ses points faibles en face ?

Bernard Laporte : Ce n’est pas évident, mais c’est tellement intéressant. Je crois qu’aujourd’hui, les joueurs ont fait abstraction de la punition. Au contraire, ils aiment que tu leur dises ce qu’ils doivent faire pour progresser. Tout cela a beaucoup évolué. Ils sont passés professionnels.

Mais ce qui est évident, c’est que l’IA, à terme, va supprimer des postes. Et que les trois personnes qui regardaient les matchs et les analysaient, c’est terminé. C’est une certitude.

J.M : Comment le percevez-vous ? Est-ce un atout formidable ou est-ce que cela vous fait peur ?

Bernard Laporte : Ce qui me fait peur, c’est que je veux qu’on garde une dimension humaine très importante. 

Mais pour un entraîneur, pour un coach, c’est fabuleux. En instantané ou en très peu de temps, tu as ce que tu veux et on veut tellement tout avoir de suite car tout va tellement vite maintenant.

Les joueurs sont en demande de toute évolution. Et ils veulent toutes les données pour gagner.

J.M : Dominique, avez-vous d’autres cas concrets à nous partager sur l’apport de l’IA ?

Dominique Rech : Bernard a parlé de suppressions de postes. C’est important quand même de revenir sur certains sujets. L’intelligence artificielle, c’est un outil en plus, qui permet d’anticiper, de faciliter et de prendre des décisions. 

Mais le fait d’être capable d’apporter ce type de valorisation, ça va permettre aussi de concentrer les personnes qui faisaient ça auparavant sur d’autres tâches à valeur ajoutée et s’exprimer aussi. C’est un moyen d’expression aussi.

J.M : Dominique votre vision chez Juniper, des réseaux de demain, est-ce que tout sera automatisé et les solutions seront trouvées par l’IA ?

Dominique Rech : L’intelligence artificielle, c’est vraiment un outil facilitateur qui va permettre aux entreprises d’optimiser du temps, et de se focaliser sur les sujets importants pour la croissance de leur entreprise. Et aussi, d’être disruptif par rapport aux compétiteurs.

On a tous des compétiteurs sur le marché. L’ambition de Juniper est très simple. Aujourd’hui, on a des solutions qui sont en avance avec le temps. Et nous disons à nos clients ou à nos prospects, testez nos solutions, vous verrez toute la valeur ajoutée que ça peut vous apporter.

L’IA est désormais pris en compte chez les clients aujourd’hui. Vous avez même dans les entreprises, des cellules dédiées à l’intelligence artificielle. Donc il y a un réel intérêt pour cette valeur ajoutée supplémentaire et cela va continuer à se développer indéniablement.

Propos recueillis par Julien Merali, General Manager Pôle IT – Agora Managers Groupe.

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