DAF/CFO - ACHATSIT : DSI/CIO - RSSI/CISO - CDO

L’art de la stratégie, comment remporter la Grand Prix de l’Automatisation avec Olivier Panis, Pilote de formule 1

Dans le cadre exclusif d’un dîner VIP, Arnaud De Lisle, Sales Director chez BLUEPRISM, et Olivier Panis, ancien Pilote de Formule 1 et cofondateur de Panis Racing, échangent sur l’intersection fascinante entre l’automatisation intelligente et l’univers de la course automobile. Un dialogue passionnant entre deux univers en apparence éloignés mais unis par la quête constante de performance et d’efficacité.

Automatisation Intelligente : Redéfinir les Processus Métiers

Arnaud De Lisle offre un aperçu captivant du domaine de l’automatisation robotisée des processus, mettant en lumière l’évolution de BLUEPRISM vers l’automatisation intelligente et l’IA. L’entreprise déploie des solutions allant au-delà du simple Robotic Process Automation (RPA), intégrant des capacités telles que le Document Automation et le Process Mining.

« Nous sommes au cœur de l’automatisation de la finance, des assurances, du retail, de tout secteur industriel confondu mais aussi des processus métiers, révolutionnant chaque secteur de l’entreprise, de l’IT à la logistique, en passant par les ressources humaines », explique De Lisle.

L’Automatisation au Service de la Performance Automobile

Olivier Panis souligne l’importance cruciale de l’automatisation dans le domaine de la course automobile. De la collecte et de l’analyse des données en temps réel à l’optimisation des performances des pilotes et des véhicules, l’automatisation joue un rôle central dans l’amélioration continue de l’écurie.

« Chaque donnée compte dans le monde de la course automobile. L’automatisation nous permet de transformer ces données en informations exploitables, de prendre des décisions éclairées et de perfectionner nos performances », déclare Panis.

Une Collaboration Humain-Machine Fructueuse

Le dialogue entre De Lisle et Panis met en évidence la dualité entre l’automatisation et l’expertise humaine. Si l’automatisation apporte des capacités nouvelles et une efficacité accrue, elle ne remplace pas l’intuition et l’expérience humaines. Au contraire, elle les enrichit et libère du temps précieux pour se concentrer sur des tâches à plus forte valeur ajoutée.

« Nous ne cherchons pas à remplacer l’humain, mais à le libérer des tâches répétitives pour qu’il puisse se concentrer sur ce qui compte vraiment », souligne De Lisle.

L’Automatisation, un Allié de la Performance

Ce dîner VIP met en lumière l’importance croissante de l’automatisation intelligente dans tous les secteurs d’activité, y compris l’univers exigeant de la course automobile. En permettant aux entreprises et aux écuries de maximiser leur efficacité opérationnelle et leur compétitivité, l’automatisation devient un véritable allié de la performance, façonnant l’avenir du travail et de la compétition.

Dans ce retour d’expérience exclusif, Arnaud De Lisle et Olivier Panis nous offre un aperçu unique de l’impact de l’automatisation intelligente dans des domaines aussi divers que complémentaires, et ce dans tous les métiers. Une leçon inspirante sur l’importance de l’innovation et de la collaboration pour repousser les limites des compétences.

Pour aller plus loin : l’INTERVIEW

Jérôme Papin : Arnaud, BluePrism, c’est l’automatisation robotisée des processus. Par exemple ?

Arnaud De Lisle : Notre métier, c’est effectivement d’automatiser des processus d’entreprise. Et on appelle ça l’automatisation intelligente. On a commencé à faire du robotic process automation, puis, petit à petit, on a amené des capacités nouvelles comme celle du Document Automation, soit la capacité à lire des documents, en extraire des données de façon automatique. Et puis, comme il y a un peu de IA dedans, le logiciel apprend à reconnaître les documents, apprends à collecter la bonne donnée à l’intérieur de ces documents. Et nous faisons aussi maintenant du process mining, l’analyse des processus, c’est-à-dire comprendre ce qui se passe dans un processus. Où sont les points de contention de mon processus pour pouvoir l’optimiser et y remédier. Ou également, former mes collaborateurs et parfois aussi les automatiser. Et c’est ça qui fait le lien. 

Et nous avons l’IA générative qui nous amène un surplus d’informations que l’on peut inclure dans un processus. 

On peut lire un contrat et essayer de comprendre de façon automatique quels sont les attendus de ce contrat pour voir si on a atteint les objectifs du contrat, le comparer avec les données de l’entreprise et dire à son équipe de commerciaux les points où on a été bon ou pas, là où il faut revoir le client, etc. 

Voilà donc cette automatisation. Elle prend pied partout dans l’entreprise. Il n’y a pas de secteur qui est épargné que ce soit la finance, les RH, la supply chain, l’informatique. Tout le monde a des processus à automatiser.

Jérôme Papin : Comment BluePrism peut aider Olivier Panis et son entreprise avec cette automatisation intelligente ?

Arnaud De Lisle : Il y a un parallèle évident. Comme dans toutes les entreprises, le cœur du sujet, c’est la data que l’on collecte.

Dans la course automobile, dans la F1, dans la course d’endurance, on collecte des quantités phénoménales de données y compris sur les pilotes, leur rythme cardiaque, s’ils ont un coup de chaud, et cetera.

Donc ces données, il faut les transformer en informations utiles parce qu’une donnée, ce n’est pas une information.

Et dans une course, ce qu’il faut transmettre aux pilotes, ce sont des infos. Donc l’info c’est : tu peux accélérer ou tu dois ralentir pour refroidir ton moteur. Ou tu dois aller au stand pour ravitailler, pour changer tes pneumatiques, etc. Et dans tous ces secteurs, il y a de plus en plus d’automatisation, de plus en plus d’IA embarquée dans les voitures, dans les box, sur les pilotes.

Voilà, on est au cœur du sujet dans la course automobile qui est très en pointe là-dessus, en particulier la Formule 1. 

Jérôme Papin : Olivier, tu as été pilote automobile de 1994 à 2016, aujourd’hui, à la tête de ta propre écurie d’endurance, qu’est-ce qui t’intéresse dans cette automatisation intelligente ?

Olivier Panis : Je suis complètement d’accord avec Arnaud là-dessus. Ça fait déjà longtemps que la Formule 1 et constructeurs d’endurance utilisent cette automatisation pour collecter toutes ces datas mais aussi pour les ressortir à bon escient, au moment où on en a besoin.

D’une part à l’instant T, d’autre part, d’avoir toutes ces données traitées avec facilité et de pouvoir les réutiliser d’année en année et de ne pas refaire les même erreurs, d’autant que l’on va souvent sur les mêmes circuits. 

Donc, pour nous, c’est incroyable et ça ne met surtout pas en défaut notre ingénieur, notre mécanicien, notre employé. Au contraire, pour eux, c’est une aide super importante. Quand on fait le bilan d’une course, on sait quelles pièces ont été utilisées. On a par exemple 1900 boulons avant course ; si le mécano doit se mettre à les compter le dimanche soir après course, il est encore là le samedi d’après.

C’est un peu rigolo, mais c’est un peu vrai. Il va se servir de cette automatisation et nous dire que l’on a utilisé 150 boulons et que l’on peut déjà en commander 150. Il peut ainsi optimiser d’autres choses ou même aller se reposer. 

Donc pour nous, c’est une grosse aide. Ce n’est pas quelque chose que l’on prend à la légère parce que ça nous fait gagner du temps. Et du temps gagné dans la course automobile, c’est aussi dans les stands où les mécaniciens se préparent à faire autre chose pour optimiser encore la voiture à aller plus vite sur la piste. Et pour nous, c’est ce qui compte. 

Donc toutes ces aides, on est obligé de les avoir. 

Jérôme Papin : L’automatisation, c’est de la performance, mais c’est surtout l’évolution de la performance de l’humain. Et le faire performer demain, c’est aussi l’aider.

Arnaud De Lisle : Dans notre vocabulaire de tous les jours, on a l’habitude de dire que l’on a des travailleurs numériques, c’est-à-dire que l’on donne à un certain nombre de collaborateurs, un assistant numérique qui peut le décharger de tout un tas de tâches répétitives ou peu intéressantes.

Et l’idée, c’est plutôt de faire en sorte que son travail soit le plus intéressant possible et qu’il puisse s’épanouir, utiliser ses compétences, son intelligence. On revient au cœur de l’humain. 

Maintenant, il n’y a pas que ça. Le robot amène aussi des capacités nouvelles. L’IA nous permet de faire des choses que l’on ne pouvait pas faire avant. Mais en même temps, ça nous permet, en tant que l’humain, d’enrichir notre capacité, d’enrichir notre connaissance, d’enrichir nos compétences parce qu’on est soutenu par cette IA.

Et c’est là où la dualité entre l’automatisation et la compétence humaine est pleine et entière.

Jérôme Papin : C’est une dualité complémentaire. Il n’en reste pas moins Olivier, que quand tu étais pilote de Formule 1, c’est toi qui décidais à la fin.

Olivier Panis : C’est toi qui doit faire confiance à l’automatisation. Par exemple, quand on n’avait pas toute l’électronique, si on te disait que sur le virage 3 à Barcelone, ça ne passait pas à fond, on le savait parce que sinon on se retrouvait dans le centre de Barcelone. 

Mais quand on a trouvé le système automatisé qui aide l’électronique à ce que tu restes à fond et que l’ingénieur te dit qu’il faut que tu fasses confiance à ça, ce n’est pas évident puisque tu es quand même à 280 km/h dans le virage.

Et en fait, ça m’a aidé à rester à fond, à gagner du temps et à me sécuriser parce que dès que la voiture bougeait, le système me la rattrapait et je ne faisais pas de sortie de route.

Donc ça amène de la sécurité, de la performance ou même, une gestion des pneus bien meilleure parce qu’il fait exactement ce qu’il faut pour ne pas abîmer les pneus. 

Donc pour moi, ça a été un allié. Et je me faisais deux fois moins peur au volant que quand je gérais seul. Il ne faut pas que l’automatisation fasse peur car c’est une vraie aide pour devenir meilleur.

Aujourd’hui, quand on voit l’électronique et toutes ces automatisations dans les voitures, c’est un truc de fou. C’est une sécurité pour le pilote et les ingénieurs qui peuvent se concentrer sur d’autres choses plus importantes pour faire gagner du temps à la voiture. 

En fait, tout va plus vite. Cela évite les longs débriefing du dimanche soir et le temps à faire des rapports où parfois, tu avais envie de tout envoyer par la fenêtre. Et en plus, on oubliait des infos.

Aujourd’hui, les voitures d’endurance peuvent faire 48 heures d’affilées sans avoir un problème. C’est impressionnant.

Petite anecdote, à mon accident en 1997 au Canada, c’est un triangle de suspension qui a eu un défaut de fabrication. Mais ce n’est la faute à personne. C’est ce qui existait avant. Donc cela à cassé à 240 km/heure et je me suis pété les deux jambes et la coque s’est fracturée en deux.

Aujourd’hui, je n’aurais rien, même pas une égratignure. Il y a tellement d’automatisation, de capteurs à l’usine, de process. Tout est étudié, analysé, testé, automatisé, validé avant d’arriver dans l’équipe de course.

Et le suivi du kilométrage des pièces moteur est aussi automatisé. Avant, on le faisait à la main. Maintenant c’est génial pour ça. On sait tout sur la voiture, même une pression de pneus qui baisse de 100 grammes.

Alors ça ne peut pas remplacer l’humain mais c’est une aide énorme pour plein de choses. 

Jérôme Papin : C’est une automatisation intelligente qui permet de valoriser les collaborateurs.

Arnaud De Lisle : C’est ça l’objectif. Dès lors que l’on automatise le processus, il se déroule comme il doit se dérouler. Alors que nous, pauvres humains, quand on tape sur un clavier, forcément on fait des erreurs. Alors que le processus automatisé lui, fait toujours la même chose. Et en terme de qualité de résultats, ça fait monter la qualité de l’ensemble et cela permet de progresser. Et c’est cela que l’on recherche. Quand on est dans une entreprise, c’est où l’on cherche à faire mieux, à optimiser, à trouver des idées nouvelles qui viennent justement de ces expériences-là.

Jérôme Papin : BluePrism est en mesure de répondre à tous les secteurs d’une entreprise ?

Arnaud De Lisle : Oui, tous secteurs d’activité. Nous avons des clients dans le domaine de la finance, des assurances, du retail, de tout secteur industriel confondu. Et surtout dans tous les départements, dans tous les métiers de l’entreprise, parce qu’il y a des process à automatiser que ce soit aux ressources humaines, à la finance, mais aussi en usine, à l’IT, etc. 

Donc il y a des processus à automatiser partout et c’est ça que les collaborateurs recherchent. C’est essayer de donner plus de sens à leur métier.

Et parce qu’ils ont une expertise, ils veulent grandir dans leurs compétences. Donc c’est ça le plus important finalement. Et c’est ça l’intérêt du métier que l’on fait, c’est de contribuer à ce changement.

Jérôme Papin : « L’automatisation des documents pour en extraire le meilleur«  j’ai beaucoup aimé cette phrase d’Arnaud. Olivier, tu as dit que tu n’aimais pas faire les débriefings...

Olivier Panis : Quand je demande un rapport à mes pilotes, il y en a un qui va me le faire le lendemain et un autre où tu peux l’attendre la semaine d’après si tu ne le relances pas. Sauf que pendant ce temps-là, on est bloqué. 

Aujourd’hui, si on prend Ferrari en Formule 1, ils se réunissent tous après la course dans un office, tous avec des casques, des radios. Ils parlent tous entre eux des problèmes qu’il y a eu pendant le week-end, pendant la course, et ils sont en relation directe avec Maranello, par exemple, où les ingénieurs écoutent tout ce qui s’est passé.

Et tu as cette automatisation qui va tout écouter et qui, le lendemain, va te faire un rapport de tout ce qui a été dit par tout le monde avec les problèmes et les solutions. 

Donc le lendemain à l’usine ou deux jours après, tu as le rapport sur ta table. Déjà tu vas relire, tu vas tout te rappeler, ça va durer 1 heure et tu sais où tu vas.

Et déjà, les ingénieurs savent les problèmes qu’il faut régler. Ça avant, tu ne l’avais pas. 

Jérôme Papin : En extraire le meilleur, c’est ce que BluePrism fait ?

Arnaud De Lisle : C’est vraiment en extraire le meilleur. Faisons un parallèle avec par exemple la lecture d’une facture. Dans une facture, il y a toujours un numéro de référence, le nom du client, une date, un prix et le logiciel apprend à reconnaître ces zones-là qui peuvent être un coup à gauche ou à droite, en bas.

Le logiciel apprend et il est capable de lire tous ces documents très vite parce que c’est automatisé. Et il peut le faire le jour, la nuit, le week end. C’est aussi ça l’avantage.

C’est une force parce que ça permet derrière de récupérer une information utile que l’on peut transférer dans son ERP par exemple. Tout de suite… 

Afficher plus

Agora des Directeurs Financiers

L'Agora des Directeurs Financiers est l'une des 17 communautés d'Agora Managers Clubs, le premier réseau français permettant aux décideurs exerçant la même fonction au sein d'une entreprise de plus de 500 salariés, de créer un lieu permanent d'échanges et de partages d'expériences pour mutualiser leurs compétences et trouver ensemble, les meilleures solutions.
Bouton retour en haut de la page