DAC ?!

Shuck One, graffeur activiste

To B or not to B “DAC”

Retour aux sources pour le graffeur Shuck One, invité de l’Exposition HIP HOP 360° à la Philharmonie de Paris et de “to B or not to B, DAC”, la nouvelle émission culturelle consacrée au design, à l’architecture, à l’art contemporain et à l’art culinaire. 

Passé des murs de terrains vagues aux galeries d’art, des rames de métro aux musées nationaux, celui que l’on surnommait “Le King of subway”, le writer des lignes 2, 9 et 13 dans les années 80, est désormais la mémoire d’un mouvement que l’on disait éphémère et qui, sous le regard de la ville, a gagné ses lettres de noblesse.

Ainsi, après 30 ans de tags, throw-ups et graffs, Shuck One est l’une des figures emblématiques du graffiti international : un graffeur activiste, dit-il, pour lequel il n’est pas question de raconter le présent sans évoquer l’histoire de ses aînés. 

L’artiste nous reçoit dans son atelier de Choisy-le-Roi dans le Val-de-Marne pour nous parler du mouvement hip hop, un temple avec ses disciples, un mouvement fédérateur, plusieurs mondesmulticolore, une énergie créative née en France au début des années 80… 

Les Etats-Unis ont été les initiateurs et comme je le dis souvent : “honneur et respect” aux Américains. Et pour la scène française – plus particulièrement parisienne – “longévité et détermination” !

Vinculums Lucis Santa Maria Del Rosario - Castel Sant'Angelo - Rome-Italie 2010
Vinculums Lucis Santa Maria Del Rosario – Castel Sant’Angelo – Rome-Italie 2010

Aujourd’hui, aérosol, acrylique ou marker en main, de collage en toile, il expose désormais ses calligraphies et symboles du Palais de Chaillot au musée de l’Homme, pour la Fondation Thétis à la collection Jin Rui Group-Hangzhou en Chine, du Fonds National d’Art Contemporain à Paris au Memorial ACTe en Guadeloupe.

Il est aujourd’hui le créateur du Graffic Artismun travail sur toile qui conserve l’énergie de la rue.

oeuvre Shuck One : ©Sébastien Guénard
Oeuvre de Shuck One : ©Sébastien Guénard

Le natif de “Gwada“*, né à Pointe-à-Pitre en 1970, se livre dans une première partie, sur ses collaborations avec les verriers de Murano (bombe en verre) ou avec Philippe Stark (fauteuil Richard III), ses installations à Rome ou Venise ou encore ses lieux de vie. 

Globe-trotter dans l’âme, il voyage en effet aux quatre coins du monde mais vit principalement à Paris et Florence où sa femme est créatrice de la maison italienne Aelis Couture…

Revival
Graffiti artists, breakers, DJs, beatboxers et rappeurs.

Introversion et extroversion, sensation et intuition, pensée et sentiment, jugement et perception, tout sur 40 ans d’histoire du hip hop au travers du regard immersif de Shuck One. L’artiste, dans cette deuxième partie, nous entraîne dans une visite guidée de l’exposition HipHop 360 de la PHILHARMONIE DE PARIS*. 

Visite guidée de l’exposition HipHop 360 de la PHILHARMONIE DE PARIS*.

L’installation raconte l’émergence d’une identité du hip-hop en France, façonnée à partir du modèle américain, en adaptant musique, flow et récits aux dimensions de l’histoire sociale et culturelle française. 

La culture hip-hop, mouvement culturel ayant émergé dans les années 1960 chez la jeunesse afro-américaine du Bronx à New York, se caractérise par des éléments distincts, desquels découlent les différents aspects de la culture : le human beatbox, le rap (oral), le turntablism ou « DJing » (musical), b-boying (physique) et graffiti artistique (visuel), le street-wear… 

Le hip-hop arrive en France au début des années 1980, environ dix ans après son apparition aux États-Unis, grâce à la tournée d’Afrika Bambaataa en Europe qui diffusa largement cette culture à l’extérieur.

La culture hip-hop fut popularisée pour la première fois en France et répandue partout dans le pays grâce à l’animateur et musicien Sidney, dont l’émission H.I.P. H.O.P., diffusée sur TF1 en 1984, fut la première au monde entièrement hip-hop… 

Retour aux sources

Dans cette troisième partie, Shuck One nous décrypte le mouvement hip hop, la récupération culturelle et marchande, le Graff VS Street art, les NFT, ou encore, son art en dialogue avec les maux et les espérances d’une France multiculturelle où ses toiles questionnent de front l’histoire de l’esclavage, critiquent l’individualisme, éveillent la conscience écologique.

” Le graffiti, je l’ai découvert dès 1979 par les tags, les mots, les expressions et les revendications laissés sur les murs de Pointe-à-Pitre par les indépendantistes. Il s’agissait d’un graffiti identitaire et politique qui faisait le lien entre passé, présent, futur. C’est là qu’a démarré ma quête personnelle

Interview réalisée par Sébastien GUÉNARD, Cofondateur et Coprésident d’Agora Managers Groupe

Shuck One : Le site
Gwada : abréviation de “Guadeloupe
Philharmonie de Paris : EXPOSITION HIP-HOP 360 jusqu’au 24 juillet 2022.

* to B or not to B “DAC” est une émission culturelle sur le design, l’architecture, l’art contemporain et l’art culinaire

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